mardi 14 février 2012
Chronique : La crise remet le couvert
Notre économie est une économie monétaire où la monnaie a trois fonctions principales : intermédiaire des échanges, réserve de valeur et unité de compte. La valeur d’une monnaie est basée sur la confiance. La crise économique que nous déplorons est en grande partie imputable à la défiance de la sphère financière et à la crainte de non-remboursement de certaines dettes. La phrase suivante nous éclaire sur les désordres du moment : « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ». Qui est l’auteur de ces lignes ? Un économiste éminent ? Un philosophe éclairé ? Un illustre opposant à un gouvernement ? Réponse : il s’agit de la lettre de Thomas Jefferson, président des Etats-Unis à son secrétaire au Trésor Albert Gallatin en 1802. Tous deux étaient de fervents partisans de l’équilibre budgétaire... Actuellement, les marchés mettent en doute la fiabilité de nos dirigeants dont Churchill disait : « Un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit ».
Martin Weil, agent d’affaires et immobilier dans le secteur automobile (pour références sur www.martinweil.fr)



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