Dérision, ferveur et grisaille
par
Côté dérision, il y a ces BMW qui affichent leur joie, ces Peugeot
“ très, très ” équipées, ces Fiat vendues si bon marché que les
clients veulent ajouter un service à fondue à leur facture pour monter
la note. Ou encore ces clients adeptes de l’Almanach Vermot, super
chevronnés et à qui l’on fait crier “ aïe, Loeb, Citroën ! ” Sans doute
parce que les publicistes ont tellement fêté la fin d’année qu’ils ont
fait dériver leur inspiration vers les hauts-fonds d’un monde où
l’imagination tient les seconds rôles. Dommage, alors même que
les ventes de voitures neuves ne se sont jamais si bien portées,
sur fond de bénéfice de la prime à la casse, et que les carnets
de commandes des firmes automobiles se sont étoffés en décembre
de telle manière qu’ils ressemblent à la caverne d’Ali Baba. Mais bon,
les messages, comme les situations sont faits pour passer.
Côté ferveur, il y a ces constructeurs français ou étrangers qui viennent
de voir leurs résultats commerciaux cartonner et qui ont décidé
de doper leurs offres de modèles, ainsi que leurs positions de marché
à très court terme.
Côté grisaille cette fois, il y a aussi, entre autres choses, cette lente
dérive de la marque Saab, dont la cession annoncée par General
Motors n’en finit plus de s’étioler dans la durée. Résultat :
les réseaux de distribution voient leur situation économique
se déliter au fil des jours qui passent.
Au final, le début de l’exercice 2010 ressemble bien à la météorologie
de cet hiver particulièrement froid. Il s’inscrit en demi-teinte.
En attendant d’autres éclaircies…

