Design
par
La crise qui frappe la filière automobile, comme le reste de l’activité économique française, a au moins un point positif. Plus que jamais, elle pousse les constructeurs à donner un pouvoir accru à ceux qui dessinent leurs modèles. Sur fond de guerre commerciale à outrance, c’est finalement le look de leur offre qui leur permet de faire la différence et de s’attirer les faveurs d’un public qui est de plus en plus sélectif lorsqu’il doit s’offrir une nouvelle automobile. Avec ou sans les stimuli des aides d’État et des incitations fiscales.
Sans design décoiffant, pas d’image de marque qui tienne vraiment la route. Donc, pas de flambée des ventes et des carnets de commandes. La preuve de cette importance vitale du style est le renouveau dont bénéficie, par exemple, Citroën. La marque au double chevron a clairement su se refaire une jeunesse à coups de produits plus élégants les uns que les autres.
Mais aussi de mieux en mieux adaptés aux attentes de la clientèle. De la C4 Picasso, à la C3, en attendant la future DS Inside, etc. Bien sûr le mix des gammes dérive globalement et logiquement vers les produits de petite taille, et de tarification minorée, qui les rendent moins rémunérateurs pour ceux qui les fabriquent et les commercialisent. Mais la musique de l’attractivité reste toujours aussi capitale. Plus encore que celle d’une évolution technologique pourtant au cœur de la démarche automobile. Au-delà des prix, des problématiques industrielles, puis de celles qui touchent à l’organisation des réseaux, c’est le rêve qui fait encore vendre les bagnoles. Qui s’en plaindrait ?

