mardi 16 février 2010
Jean-Luc Gérard : "Nous plaidons pour une harmonisation des règles en Europe"
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Tout juste intronisé Président VP de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycles, le président de Ford France (sur la photo) a convié la presse le 16 février en compagnie du président délégué de l’organisation, Thierry Archambault. Motif : faire entendre la voix des importateurs sur les dossiers, notamment réglementaires, qui influent leurs activités sur le territoire national. Dans ce dessein, trois ateliers viennent de se tenir autour des thèmes liés aux nouvelles règles, aux nouveaux produits et aux nouveaux profils qui vont émerger sur le marché national. Ces ateliers de la CSIAM 2010 ont permis de confronter les points de vue des représentants de marques étrangères en France avec ceux des hauts fonctionnaires de l’Administration publique de l’Etat en charge du secteur automobile.
La sacro-sainte harmonisation
S’il est une demande martelée par le CSIAM auprès des pouvoirs publics c’est bien l’harmonisation des règles en Europe. "L’Europe est un marché unique, cohérent. Il doit être régi autant que possible par des règles communes à l’ensemble de son territoire. C’est un facteur de compétitivité et donc de baisse des prix. Regardez par exemple la situation du bonus-malus, il y a au moins six systèmes et seuils différents pour les mêmes véhicules", souligne T. Archambault. "Nous souhaitons que les pouvoirs publics tiennent compte des cycles industriels des constructeurs", ajoute J-L Gérard qui prend pour exemple la planification bien vue fin 2007 du dispositif du bonus sur 5 ans, mais dont le calendrier et l’évolution n’ont pas été respectés. "C’est un cauchemar pour la production et la distribution", insiste-t-il. De fait, c’est encore la cacophonie. Alors que le Malus va rebaisser de 5 grammes en 2011, un texte serait en préparation en vue d’une modification du Bonus...
Signaux négatifs
Interrogé sur l’état du marché automobile, le nouveau président VP de la CSIAM s’est montré assez négatif, pariant sur une chute de 12 % à l’échelle européenne cette année. "Les paramètres ne sont pas fameux. Les automobilistes roulent moins, les voitures s’usent moins, elles sont plus fiabes et les gens viennent d’en changer !", étaye-t-il avant d’ajouter :"si le parc vieillit d’un an, le marché peut baisser d’un quart...". Pour l’heure, l’attentisme des consommateurs explique en partie le trou d’air. Côté entreprise, idem : moins de voyages, moins de collaborateurs, moins de déplacements... "L’économie est touchée au coeur", poursuit-il. Le SIV, la loi sur le crédit à la consommation ou encore le VHU sont enfin quelques uns des autres grands thèmes importants qui monopolisent l’énergie de l’organisation, souvent en binôme avec le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA).


