L’année tempête
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La crise qui a traversé la planète aura fait bouger les lignes du secteur automobile. D’abord, en poussant dans les cordes des constructeurs endormis sur leurs certitudes, dans leurs contradictions, et devenus, au fil du temps, indifférents aux attentes fondamentales de leur clientèle. En témoigne le cas de General Motors, passé un temps sous le régime de faillite, qui a dû réduire sa voilure industrielle et qui a manqué de perdre sa filiale Opel dans les vents de la récession. Tout ceci, pendant que Chrysler se faisait racheter par Fiat, que les Chinois se tournaient vers Volvo, que PSA annonçait son mariage avec Mitsubishi, ou que le groupe Volkswagen s’offrait près de 30 % du capital de Suzuki. Plus essentiel encore, la bourrasque des derniers mois a montré que les automobilistes européens toussaient devant le niveau atteint par les prix des voitures neuves. 29 % d’entre eux se déclarent ainsi prêts à s’offrir des bagnoles à bas prix. Pendant que les marchés se concentraient, justement, sur des offres de petits véhicules bénéficiaires de primes à la casse ou de bonus écologiques. D’où une véritable problématique pour des constructeurs et des distributeurs dont la rentabilité devient anémiée… Dernière refondation : la mobilisation des citoyens en faveur de l’environnement, comme le besoin de reconquérir une clientèle dépassionnée, a obligé les constructeurs à profiter de cette période atypique pour mettre en route une véritable proposition de véhicules dotées de moteurs verts. Hybrides bien sûr, mais également électriques, ou branchés sur le GPL… De quoi fermer le ban, en pariant que 2010 sera placée sous le signe du renouveau et de la relance sectorielle ? À quelques jours de cette fin décembre, c’est le voeu que nous formulons en pensant à vos entreprises.

