vendredi 16 décembre 2011
La voiture électrique serait l’avenir de l’automobiliste
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Les Français seraient 23 % à envisager l’achat d’un véhicule électrique. Le prix prohibitif et l’autonomie relative des batteries restent les principaux freins.
Quel sera le poids du véhicule électrique ? Nombre de cabinets de conseil ont disserté et pronostiqué sur la question. L’Observatoire Cetelem a commandité à TNS Sofres une enquête d’opinion de grande ampleur portant sur plus de 6 000 Européens interrogés en décembre 2011 avec des échantillons d’au moins 500 individus par pays.
Résultat : avec 41 % des sondés prêts à acquérir un modèle 100 % électrique, 71 % que cela intéresse et 84 % qui pensent que cette technologie constitue la meilleure solution d’avenir pour protéger l’environnement, l’engouement se révèle colossal ! « Avec 23 % d’intention d’achat, les Français sont en queue de peloton des pays d’Europe. Mais comme ils ont une vision très lucide de la voiture électrique, ce chiffre reste très élevé pour un modèle qui arrive à peine en concession », commente Flavien Neuvy, responsable de l’Observatoire Cetelem.
Le pouvoir de séduction de la voiture Z.E. proviendrait de son atout écologique (pour 69 % des Français intéressés)… et économique (51 %) ! À l’usage, les conducteurs économiseraient 8 euros tous les 100 km (pour une moyenne d’utilisation de 1 000 km/mois).
Bémols
Solution pour l’environnement, la voiture propre se heurte néanmoins aux polémiques sur le nucléaire dont elle dépend. 54 % des Français pensent ainsi que cela pourrait hypothéquer l’avenir du véhicule électrique.
Sans parler des deux freins qui restent à lever : le prix et l’autonomie. Dans l’Hexagone, les sondés sont 57 % à assurer ne pas vouloir mettre un centime de plus pour acquérir un véhicule zéro émission versus une voiture thermique. Un problème d’autant plus saillant que 69 % d’entre eux ne sont pas intéressés par un forfait de location de la batterie. Écueil connu, ladite batterie ne « tiendra pas longtemps » pour les trois quarts des interviewés.
La majorité (77 %) reconnaît parcourir moins de 100 km par jour, attestant donc du fait que le V.E. répond à leurs besoins. Mais ces derniers ne peuvent tolérer l’idée de ne pouvoir, même ponctuellement, rouler 400 km sans risque de panne. Cette peur de rester sur le bord de la route est vive. Deux tiers des Français interrogés jugent ainsi indispensable la mise en place de bornes de recharge rapide sur la voie publique. Le gouvernement doit, pour 71 % du panel national, aider d’avantage cette filière d’avenir.
« L’engouement est encore plus fort qu’aux prémices du low-cost qui pèse aujourd’hui 5 % du marché automobile français. Pour autant, impossible de faire des prévisions d’ici à 2020. Si le prix du baril de pétrole, par exemple, atteint 200 dollars, l’équation économique du prix du véhicule électrique ne se posera déjà du tout de la même manière ! », souligne F. Neuvy.
Photo : L’EF01 de Formulec ou la F1 électrique...



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