dimanche 29 janvier 2012
Consommation
Les classes moyennes et l’automobile : ça se crispe !
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Crise oblige, les classes moyennes révisent leurs priorités budgétaires. Si elles ne rognent pas sur le poste transport, elles boudent l’achat de VN.
Courses, portable et… réservoir. Outre le logement, voici les trois postes qui accaparent le porte-monnaie des classes moyennes françaises. Selon les résultats d’une étude menée par l’Observatoire Cetelem et le Bipe en décembre dernier auprès de 6 500 Européens*, cette catégorie clé de consom’acteurs affiche aujourd’hui une maîtrise renforcée de ses dépenses sur fond d’épargne prudente. Le double effet de la crise.
Mais comment, déjà, se définissent-ils ? « Nous avons écarté, dans chaque pays, les 20 % de personnes qui ont les revenus les plus élevés et les 20 % de celles qui présentent les revenus les plus faibles. Les 60 % restants sont les classes moyennes », explique Flavien Neuvy, responsable de l’Observatoire Cetelem.
Ainsi, dans l’Hexagone, les 500 Français interrogés présentent des revenus provenant du travail oscillant entre 1 800 et 3 600 euros net mensuels. Plus qu’ailleurs, ils ont le sentiment d’une dégradation de leur situation financière (46 %), assortie d’un moral bas (4,1/10), d’une situation générale mal jugée (4,1/10) et d’une situation personnelle guère mieux perçue (5,3/10). Au cumul, leur pouvoir d’achat a effectivement reculé de 1,2 % entre 2005 et 2010.
Dépenses contraintes
Mais ce que l’enquête confirme, c’est surtout le poids grandissant des dépenses contraintes ! En France, logement, santé, éducation, etc., représentent aujourd’hui 32 % du budget de la population contre 29 % il y a dix ans. « La part consacrée à remplir le réservoir d’essence se contracte d’autant », précise F. Neuvy.
Au global, le transport représente toujours 14 % de l’enveloppe budgétaire, soit autant que l’alimentaire. Une enveloppe qui revêt trois composantes : l’achat du véhicule, les transports en commun et les coûts d’utilisation. « Ces derniers sont de plus en plus lourds. Les Français rognent donc sur l’achat de VN et roulent moins. Seuls 4,5 % des ménages achèteront un modèle neuf cette année », assure le sondeur. « Sans compter que la moindre hausse du coût du carburant a un impact considérable sur la perception que les Français ont de leur pouvoir d’achat ».
Paradoxalement, 60 % des sondés de notre pays se déclarent satisfaits de leur situation matérielle. Leurs préoccupations ? Loin d’être la dernière Volkswagen Up ! ou la chauvine DS 5, elles se cristallisent sur la protection santé (67 %) et l’avenir des enfants (61 %). Enrayer la chute des ventes de véhicules aux particuliers apparaît définitivement être LE challenge 2012 des constructeurs et de leurs réseaux.
* Douze pays sondés (Allemagne, Espagne, France, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Russie, Slovaquie).



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