lundi 25 janvier 2010
Communication stratégique
Les partenaires d’Opel rassurent les banques
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Le Groupement national des concessionnaires Opel (GNCO) et les représentants de la firme allemande ont, le 21 janvier dernier, défendu la situation du Blitz devant le monde financier.
Au terme d’une période difficile où son avenir fut mis en question, le Groupement national des concessionnaires Opel a réuni, fin janvier (Auto Infos N°1284), les principales banques et partenaires financiers pour les rassurer sur l’avenir de la marque. Yves Pasquier-Desvignes, président de General Motors France et Thierry Rougeot, directeur général de GMAC Banque, ont profité de l’occasion pour dresser, devant les représentants de BNP Paribas, CIC, CA-LCL, Natixis, Société Générale, Cetelem, CGI, GE Capital, et de Sofinco/Viaxel, un point général du business du Blitz. Notamment animée par Jean-Paul Lempereur et Caroline Guerin-Pigeon, respectivement président et vice-présidente du GNCO, cette rencontre a commencé par l’évocation de l’objectif visé par le constructeur en 2010 dans l’Hexagone. Opel compte livrer 100 000 voitures neuves sur notre MTM (70 000 auprès des particuliers et 30 000 au niveau des entreprises). Cela devrait correspondre à une part de marché de quelque 5 %. Sans oublier la volonté de diffuser 10 000 utilitaires légers sur notre sol.
De nombreux atouts
Pour garantir le bien fondé de cette ambition, les opérateurs de la marque germanique ont invoqué plusieurs atouts :
Le premier, sur fond de gamme en pleine évolution, tient à la commercialisation de la nouvelle Astra 5 portes et de la Meriva. Cela devrait amplifier son volume de ventes de quelque 18 000 immatriculations annuelles.
Le second, passe par la probabilité d’un redéploiement du marché des ventes flottes sur fond de redémarrage économique et de renouvellement des parcs roulants.
Le troisième, découle de la très forte qualification d’un réseau de 284 points de vente pilotés par 144 investisseurs qui détiennent 210 contrats.
Efficacement capitalisées, leurs entreprises ont réalisé une majorité des investissements lourds liés à leur rénovation au cours des deux dernières années. Et 30 % d’entre elles signent déjà des parts de marché locales de 6 à 8 % assure GM France. Par ailleurs, 140 des concessions (sur 220) concernées sont passées aux nouvelles normes du Blitz. Quinze reprises d’affaires viennent de tonifier ce corps de bataille. Quinze nouveaux membres devraient aussi rejoindre ses rangs à court terme. Les diverses activités des distributeurs Opel participent d’une telle manière à leur rentabilité, qu’elles garantissent aussi la stabilité de leur démarche. De fait, ces spécialistes obtiennent 42 % de leurs profits grâce à la vente de pièces, ainsi que 20 % de leur marge par le biais des services assurés dans leurs ateliers. Leurs structures ont vocation à réaliser une marge sur chiffre d’affaires avant IS de 1,5 % au titre du nouveau millésime. Cela devrait se vérifier sur fond de mix des modèles et d’un boom attendu des volumes de vente.
Supports
Évoquant la manière dont s’organisait leur relation d’affaires, les distributeurs d’Opel et les représentants de la firme germanique sont revenus sur un système où se complètent les échanges entre GM France et le groupement. Puis entre l’importateur et un groupe élu de chefs d’entreprises participant à l’élaboration de la politique commerciale française de l’usine. Ils ont ensuite insisté, main dans la main, sur le développement d’une stratégie qui n’impacterait pas le niveau des frais de structure des distributeurs. Il convient de souligner que GMAC Banque (qui n’aurait pas revu à la hausse des demandes de garantie en 2009) a augmenté l’an passé de 13 % le volume de ses lignes de financements de stocks. Alors même qu’Opel, qui était en passe de minorer ses capacités de production industrielle, semble vouloir développer une distribution de véhicules en flux tendus. Sans omettre que la captive de marque appliquerait un système d’affectation de comptes favorable à la structuration des bilans des concessionnaires qui sont ses apporteurs d’affaires. Soit autant de paramètres qui convergent pour redessiner les lignes d’un credo et d’un partenariat prometteurs ?

