mardi 10 février 2009
Règlement européen : Neelie Kroes réunit une quinzaine de professionnels
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« Une consultation en trompe l’œil », c’est ainsi que le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) qualifie la réunion organisée avant-hier (lundi 9 février) par Neelie Kroes, commissaire européenne en charge de la concurrence. Objectif : recueillir l’avis d’une quinzaine de professionnels quant à l’avenir de la règlementation européenne. « Le CNPA s’interroge sur la méthode de cet exercice, basé sur des questions hautement techniques et orientées. Cette consultation s’est déroulée en l’absence des organisations représentatives des 350 000 distributeurs et réparateurs européens. Il est pour le moins surprenant que la direction générale de la concurrence engage un débat sur leur sort sans que ces derniers puissent réellement être entendus », note le syndicat. Étaient effectivement présents : Patrick Blain (directeur général adjoint du commerce de Renault), Olivier Veyrier (directeur général de PGA), Annette Winkler (vice-présidente Europe du groupe Daimler), Trevor Finn (directeur général du groupe automobile Pendragon), François Augnet (vice-président après-vente de TRW), Simon Bullman (directeur général du groupe Bullman), Gérard Damski (directeur général de Belron Europe & Australasia), Sophie Desormière (directrice marketing produits de Valeo), Robert Hanser (président en charge de l’après-vente automobile chez Bosch), David Kirke (directeur des opérations commerciales Europe de GM), Werner Kraus (vice-président de la FIA), Maurice Smit (propriétaire du garage W.W. Smit BV) et Franz Van Heck (membre du comité de direction du groupe Van Heck). Point de Comité européen du commerce et de la réparation automobile (Cecra) à l’horizon...
Les jeux ne seraient pas faits
Lors de cette rencontre, Neelie Kroes a annoncé qu’elle ne prendrait pas de décision « à la légère » et qu’elle « reste ouverte à toute proposition » dans l’intérêt final du consommateur. Elle reprécise, dans un rapport post-entretien, qu’elle n’a pas encore tranché cette question. Le CNPA maintient, pour sa part, qu’il serait dangereux de déréguler l’actuel cadre juridique au regard de la situation économique et d’un marché VN qui a encore plongé de 7,9 % en France en janvier dernier. « Il est nécessaire de ne pas rajouter d’incertitudes pour les PME qui investissent et leurs millions d’emplois non délocalisables », poursuit l’organisation nationale. La direction générale de la concurrence a donc un peu de grains à moudre en attendant la publication de l’étude d’impact prévue, en principe, à fin mars prochain.



2 DIRECTEUR(TRICE)S D'AGENCE TECHNIQUE EFFICACITÉ