lundi 6 février 2012
Rétromobile franchit un cap
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L’édition 2012 du Salon des véhicules de collection restera sans doute comme l’un des meilleurs crus depuis sa fondation en 1976. L’installation dans les halls 2.2, 2.3 et 3 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles a sans doute bousculé les habitudes mais le changement s’est révélé bénéfique. Certes, quelques réglages s’avèrent nécessaires pour l’édition 2013 mais l’impression générale de qualité l’emporte largement.
Le salon est devenu incontournable pour les constructeurs désireux de faire découvrir leur passé. Cette année, les stands de Bentley, BMW, Bugatti, Citroën, Peugeot, Mercedes-Benz, Porsche, Renault et Skoda proposaient quelques trésors aux passionnés. Citroën avait choisi le thème original de l’art pour mettre en valeur plusieurs modèles détournés par des artistes. Peugeot exposait les différentes générations de sa série 200 pour préparer l’arrivée de la 208. La SL et les 24 Heures du Mans permettaient à Mercedes-Benz de rassembler trois voitures marquantes (SSK, 300 SL, Sauber C9). Renault fêtait de belle manière les anniversaires de la R5 et de la berlinette Alpine avec de nombreuses déclinaisons et une scénographie très visuelle.
Des marques comme Porsche et Ferrari étaient présentes pour mettre en valeur leurs programmes de restauration de modèles anciens. Cependant, la réussite du salon ne repose pas sur la présence des constructeurs. Négociants, clubs, marchands de pièces, libraires spécialisés, ateliers de restauration, artisans et artistes liés à l’automobile constituent le socle de Rétromobile.
Les stands de spécialistes comme Gregor Fisken, Lukas Hüni, Hall & Hall, Klaus Werner ou Marreyt Classics-Twin Cam regorgeaient de modèles exceptionnels. Les expositions thématiques jalonnaient bien les halls, avec des véhicules rares et surprenants. Cependant, les perles de cette édition se situaient sur l’espace dédié à la collection du Mullin Automotive Museum. L’ensemble de Bugatti, Delahaye, Delage, Hispano-Suiza et Talbot à carrosseries spéciales constituait ainsi un panel rarissime.
Du côté des chiffres, le bilan s’avère positif pour les organisateurs puisqu’un peu plus de 70 000 visiteurs ont arpenté les allées en cinq jours, malgré une dernière journée perturbée par la neige. Enfin, les deux ventes aux enchères organisées par Artcurial et Bonhams ont démontré que le monde de la collection ne connaissait pas la crise, avec des résultats largement positifs. Ainsi, la vente Artcurial a atteint 14,5 millions d’euros et s’impose comme la plus importante en France pour des véhicules de collection. La star a bien été la Ferrari 250 GT California de 1959 ayant appartenu à Roger Vadim. Huit enchérisseurs se sont battus pour emporter ce cabriolet à 4,5 millions d’euros.




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