mardi 20 décembre 2011
VHU : la méthode PSA
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Le groupe vient d’ajuster son processus de gestion des véhicules en fin de vie pour répondre à la directive européenne sur les VHU.
Le traitement des véhicules en fin de vie n’est pas une nouveauté chez PSA. Comme l’explique Pascal Soland, responsable VHU pour le groupe, « nous avons un processus qui fonctionne maintenant depuis vingt ans ». Cependant, quelques aménagements ont été nécessaires pour se conformer à la directive européenne sur les voitures en bout de course. « Nous recherchions des partenaires disposant d’un agrément et capables de s’adapter aux évolutions conjoncturelles les plus fortes », poursuit P. Soland.
Le responsable fait notamment référence à la situation particulière rencontrée en 2009, avec l’arrivée d’un grand nombre de VHU et un cours de l’acier en baisse. PSA a donc choisi des entreprises solides. « Nous nous appuyons sur un nombre limité de partenaires industriels dont les broyeurs Galloo et Derichebourg, qui contractent eux-mêmes avec des démolisseurs chargés de collecter les véhicules », explique P. Soland.
Broyeurs et démolisseurs
L’un des points cruciaux de la réglementation porte sur la traçabilité des voitures. Sur ce point, PSA se dit confiant. « Nous pouvons répondre à toutes les demandes de l’administration. Le GIE Place Nette transmet les demandes d’enlèvement à Galloo et Derichebourg, qui les transmettent eux-mêmes aux démolisseurs agréés les plus proches. Ces derniers prélèvent les pièces, à l’exception des éléments de sécurité, avant de conduire les carcasses chez les broyeurs », souligne le responsable. Ce processus fait appel aux deux types de professionnels qui couvrent le secteur. « Par le passé, nous étions accusés de faire travailler en priorité les broyeurs. Nous avons cherché une solution qui permette d’intégrer un maximum d’acteurs. Aujourd’hui, nous travaillons avec les broyeurs et les démolisseurs ».
Selon le groupe, ce circuit aurait fait ses preuves et les délais d’enlèvement chez les concessionnaires seraient inférieurs à cinq jours. Les agents sont aussi intégrés dans le processus mais ils doivent déposer leurs VHU chez leur distributeur de rattachement. « Les concessionnaires font partie du GIE Place Nette et le système leur assure une bonne traçabilité », ajoute P. Soland.
En réflexion sur la pièce d’occasion
Les deux partenaires de PSA sont confiants pour atteindre l’objectif de valorisation de 95 % fixé au 1er janvier 2015. En 2010, des audits réalisés sur 200 véhicules de PSA ont donné des taux de recyclage de 87 % chez Derichebourg et 90 % chez Galloo. Cependant, « démonter de plus en plus de pièces n’est pas notre stratégie », remarque P. Soland.
Pourtant, PSA ne néglige pas la pièce d’occasion. « Il s’agit d’un sujet stratégique, que nous étudions actuellement. Nous analysons notamment les attentes des clients, des assureurs et de tous les acteurs concernés par cette question », révèle le responsable. Le groupe regarde sans doute aussi les tests menés par Renault actuellement pour juger de la pertinence d’une telle offre.



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