100 000 bornes et des bonus en baisse

Publié le par

Dans le cadre de la présentation de son plan de développement du nombre de bornes de recharge, le gouvernement a précisé les montants et modalités des bonus et aides pour l’année prochaine.

© Renault
© Renault

L’objectif est ambitieux : disposer de 100 000 bornes de recharge sur le territoire d’ici à la fin de l’année 2021. Une stratégie qui entre dans le cadre du plan de relance du gouvernement et qui s’impose comme un passage obligé pour la réussite de la propulsion électrique, avant l’arrivée de l’hydrogène. Pour atteindre cet objectif, le coût des bornes ouvertes au public pourra être pris en charge jusqu’à 60 %, soit une aide de 2 000 à 9 000 euros. Près de 100 millions d’euros seront consacrés à l’installation de bornes rapides sur les autoroutes et les routes nationales. Les bornes les plus anciennes devraient bénéficier d’une aide financière afin d’être remises à niveau. Enfin, le droit à la prise au sein de l’habitat collectif sera renforcé. Dans le cadre de cet événement, les ministres Jean-Baptiste Djebbari et Barbara Pompili, respectivement ministre délégué aux Transports et ministre de la Transition écologique, ont aussi annoncé les montants et modalités d’attribution des bonus et primes à la conversion. Ainsi, cette dernière sera bien prolongée en 2021 mais ne concernera plus les véhicules Crit’Air 2. Un changement qui exclut donc le diesel de cette prime. Le client désireux d’acheter un véhicule électrique, hybride rechargeable ou classé Crit’Air 1 pourra obtenir cette prime s’il possède une voiture classée Crit’Air 3. Ce dispositif concernait jusqu’à présent les modèles Crit’Air 4 et plus anciens. De son côté, le bonus sera réduit de 1 000 euros dès le 1er janvier prochain, ce qui offrira aux particuliers une somme de 6 000 euros pour l’achat d’un VE. Autre nouveauté confirmée à l’occasion de cet événement, l’attribution d’un nouveau bonus de 1 000 euros pour l’acquisition d’un véhicule particulier ou utilitaire léger électrique d’occasion.

Interrogations autour du malus au poids

Le gouvernement a bien confirmé le durcissement du barème du malus CO2 pour les deux prochaines années, comme indiqué dans le projet de loi de finances. Seul le fameux malus lié au poids des véhicules reste en suspens pour le moment. Ce dernier serait en cours de discussions entre les différents ministères concernés. Une autre évolution fiscale prévoit de réduire la taxe spéciale sur les contrats d’assurance pour les véhicules électriques. Le barème de l’indemnité kilométrique sera également modifié dans le cadre de l’impôt sur le revenu.

Objectifs intermédiaires jusqu’en 2040

Les règles minimales concernant les zones à faibles émissions (ZFE) devraient également être revues pour atteindre les valeurs cibles de qualité de l’air dans les zones qui dépassent encore les seuils fixés. Les représentants du gouvernement ont également annoncé qu’ils étudiaient la mise en place d’objectifs intermédiaires dans le calendrier qui prévoit la fin de commercialisation de véhicules à énergies fossiles en 2040. Aucune précision n’a encore été donnée mais le compte à rebours pourrait s’en trouver plus ou moins accéléré.

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos