« Airbus des batteries » : la Commission européenne valide une aide de 3,2 milliards d’euros

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Sept États membres, dont la France et l’Allemagne, ont été autorisés par la Commission européenne à apporter une aide publique de 3,2 milliards d’euros pour développer le secteur des batteries électriques.

« Airbus des batteries » : la Commission européenne valide une aide de 3,2 milliards d'euros

La Commission européenne a autorisé, lundi 9 décembre, une aide publique de 3,2 milliards d’euros accordée par sept États membres pour un projet paneuropéen de recherche et d’innovation dans tous les segments de la chaîne de valeur des batteries Lithium-ion (à électrolyte liquide et à semi-conducteurs).

Ce projet européen, baptisé pompeusement « Airbus des batteries », vise à rattraper le retard de l’Europe sur la Chine et la Corée du Sud au niveau de la fabrication de ces batteries électriques pour l’automobile. Même s’il y a peu de chance que ce retard soit comblé à court terme, ce projet a le mérite de replacer les constructeurs européens au cœur du futur de l’automobile dont la batterie électrique représente plus de 40 % de la valeur. Outre le développement des cellules et des modules électriques, cette organisation devra également trouver le moyen de récupérer les matières premières et métaux rares largement détenus par la Chine aujourd’hui. La troisième mission de ce consortium européen vise enfin à recycler les batteries électriques.

Au cours des prochaines années, ces sept États membres contribueront à hauteur de quelque 3,2 milliards d’euros au financement de ce projet, qui devrait permettre de mobiliser 5 milliards d’euros supplémentaires en investissements privés. L’ensemble du projet devrait prendre fin en 2031 (avec des calendriers différents selon chaque sous-projet).

« La production de batteries en Europe revêt un intérêt stratégique pour notre économie et notre société compte tenu de son potentiel en termes de mobilité propre et d’énergie, de création d’emplois, de durabilité et de compétitivité a déclaré Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique et commissaire chargée de la politique de concurrence. Nos projets importants d’intérêt européen commun donnent la possibilité aux pouvoirs publics et aux industries de plusieurs États membres de se rencontrer et d’élaborer des projets innovants ambitieux ayant des retombées positives dans l’ensemble des secteurs industriels et des régions. L’aide autorisée permettra de garantir que ce projet important ira de l’avant sans fausser indûment la concurrence. »

Le projet comptera 17 participants directs, principalement des acteurs industriels, dont des petites et moyennes entreprises (PME), certaines étant présentes dans plusieurs États membres. Les participants directs collaboreront étroitement les uns avec les autres et avec plus de 70 partenaires externes, comme des PME et des organismes publics de recherche de toute l’Europe.

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