L’achat automobile remis en question

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Les services associés aux formules d’acquisition et d’utilisation des véhicules, notamment dans le cadre de la location de longue durée, constitueront-ils un levier de croissance de l’industrie automobile ? La dernière table ronde de réflexion organisée par la société de location Alphabet a ouvert le débat.

L'achat automobile remis en question

La Location de longue durée est-elle susceptible de monter en puissance au sein de l’Hexagone ? C’est bien la conviction affichée par la société de location multimarques Alphabet, filiale directe de BMW. Après avoir rappelé que la LLD génère en France plus de 10 % des ventes de voitures neuves, l’opérateur cite les résultats d’une étude réalisée en partenariat avec l’institut BVA. D’après cette dernière, un tiers des Français envisage de recourir à cette formule d’acquisition dans le cas de renouvellement d’un véhicule. Ce ratio monte à hauteur de 41 % en ce qui concerne la population à forts revenus des CSP+. Le fait de louer un véhicule en longue durée constitue pour les particuliers, sur le plan psychologique, une alternative à un achat classique. Par ailleurs, dans le cadre d’une table ronde organisée par son établissement pour faire le tour du comportement des conducteurs et de l’évolution de l’activité du secteur, Olivier Monot, PDG d’Alphabet, a confirmé que la clientèle des entreprises, pour lesquelles ses services ont développé un ensemble de services (à l’exemple de système de d’usage et de suivis de déplacements), est durablement attachée à cette solution de leasing. Tout comme elle pourrait adhérer davantage au système de l’auto-partage. Les PME et TPE restant une cible de conquête stratégique à ce niveau.

Trop chères autos

En contre-champ, 69 % des consommateurs de l’Hexagone souhaitent, de façon prioritaire, une réduction du coût annuel global généré par leurs voitures. Ils consacrent près de 14 % de leur budget de consommation à des dépenses de déplacement. Le tout, sur fond de hausse des frais d’entretien, de renchérissement du prix des carburants, puis de réduction induite des distances qu’ils parcourent annuellement.

Choix nouveaux

D’où cet autre chiffre clé qui prouve que 32 % du millier de personnes sondées ces dernières semaines par BVA sont prêtes à choisir demain un modèle de type low-cost. De même, le co-voiturage est en passe d’être adopté par 56 % des clients particuliers de 18 à 24 ans.

L’aide verte

Actualité oblige, Alphabet et BVA ont demandé au public dans quelle mesure il était sensible au bonus vert que le gouvernement vient de déployer en faveur des voitures électriques et dans une moindre mesure à destination des hybrides. Résultat des courses : 72 % des acheteurs questionnés ne se sentent pas incités à investir dans une « électrique ». Les spécialistes réunis par Alphabet considèrent que le boom de ce type de modèle passera d’abord par le déploiement des infrastructures de recharge. 45 % des Français sollicités seraient plutôt enclins à investir dans un véhicule à motorisation « classique » en cas de retour d’une prime à la casse. Celles immatriculées à ce jour sont dotées dans plus de 90 % de moteurs thermiques. Reste l’attractivité grandissante des hybrides, susceptibles sans doute de constituer une alternative technique de moyen terme… Avec, à la clé, une bonne dose de LLD et les services liés qui doivent clairement « constituer un levier de croissance pour l’industrie automobile de demain », selon la formule interrogative retenue comme ligne du dernier échange d’idées initié par Alphabet.

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