Alpine tente le hold-up au Mans en LMP1 en 2021

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Peu de temps après avoir annoncé son arrivée en F1 l’année prochaine, Alpine confirme sa participation aux 24 Heures du Mans dans la catégorie LMP1 en 2021. La marque française tentera le hold-up dans un contexte d’évolution du règlement et de cohabitation de deux types de véhicules en catégorie reine.

En 2021, Alpine va s’engager dans la catégorie reine. © Alpine
En 2021, Alpine va s’engager dans la catégorie reine. © Alpine

Alpine ne revient pas au Mans puisque la marque française courrait déjà en LMP2 depuis 2013 sous les couleurs de l’écurie Signatech Alpine. Alpine grimpe en catégorie reine et s’engagera sous son seul nom en 2021 dans le championnat du monde FIA WEC avec un prototype LMP1. Une semaine après avoir annoncé son arrivée en F1, Alpine complète son engagement au plus haut niveau du sport automobile en visant la victoire absolue au Mans. Un objectif quelque peu opportuniste puisque l’année 2021 sera une année de transition au sein du championnat FIA WEC. En effet, les prototypes LMP1 côtoieront les premiers exemplaires de la nouvelle catégorie Hypercar. L’Alpine Endurance Team tentera donc d’exploiter cette période de transition pour gagner le championnat et surtout les 24 Heures du Mans. Pour y parvenir, l’écurie fera rouler un châssis Oreca équipé d’un moteur Gibson. Du matériel connu et éprouvé face à de toutes nouvelles voitures. L’équilibre entre ces deux types de véhicules sera géré par la balance de performances prévue par le règlement.

Retour au sommet

Si l’arrivée d’Alpine en F1 correspond à la nouvelle stratégie globale de Luca de Meo pour le groupe Renault, cette entrée en catégorie LMP1 en endurance résonnera davantage dans l’esprit des passionnés. En effet, Alpine n’a jamais dépassé la F2 en monoplace dans les années 70. Dans le même temps, la marque a remporté les 24 Heures du Mans en 1978 avec l’A442B pilotée par Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud. Une victoire absolue venue après de nombreuses victoires de classes engrangées dès les années 60. La future Alpine LMP1 se positionnera donc dans cette lignée, même si elle n’aura sans doute pas beaucoup de gènes communs avec ses aînées. Le châssis Oreca et le moteur Gibson seront mis au point par l’équipe Signatech, qui constitue toujours la base de l’engagement d’Alpine en endurance. Le constructeur se limite seulement à signaler que « des synergies potentielles avec l’écurie de F1 sont à l’étude ». De plus, aucune information n’est donnée sur l’après 2021. Cette arrivée en LMP1 ressemble davantage à une tentative de hold-up sportif qu’à un engagement sur le long terme. Pour aller au bout de la démarche d’un positionnement premium sportif de la marque Alpine, il ne reste plus au groupe Renault qu’à engager Alpine en championnat du monde des rallyes WRC. Une démarche réglementairement possible depuis le mois de juillet dernier, avec l’homologation en catégorie R-GT de l’A110 Rally. Un retour qui serait encore plus symbolique que la F1 et Le Mans, mais aussi beaucoup moins porteur médiatiquement.

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