Anne-Marie Beazner, directrice du salon de l’automobile de Lyon : « Nous avons totalement repensé l’organisation du salon »

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Rencontre avec Anne-Marie Beazner, directrice du salon de l’automobile de Lyon, qui se tiendra à Eurexpo du 28 septembre au 2 octobre. L’occasion de découvrir la nouvelle formule de ce salon qui, suite à la crise économique, a dû se réinventer pour continuer d’exister.

Anne-Marie Beazner, directrice du salon de l’automobile de Lyon : « Nous avons totalement repensé l’organisation du salon »

A. I. : Pourquoi le salon de l’automobile de Lyon s’est-il arrêté en 2013 ?

A.-M. B. : Ce salon, crée en 1977, a subi les conséquences de la crise économique : les marques réfléchissaient alors à réduire et prioriser leurs investissements en les arbitrant sur un axe, celui du retour sur investissement. Plusieurs marques se sont alors désengagées du salon, qui a dû être annulé puis remanié pour continuer d’exister. Il ne faut pas oublier que Lyon est historiquement tournée vers l’automobile, et comptait à la fin du XIXe siècle plus de 150 marques automobiles. Il était impensable que la ville ne propose pas son propre salon.

A. I. : Sur quelles bases le salon a-t-il été réinventé ?

A.-M. B. : Nous avons réalisé des entretiens et groupes de travaux avec les acteurs du monde de l’auto lyonnais et nationaux, de futurs exposants, pour comprendre ce qu’ils recherchaient dans ce salon. Nous avons dans le même temps pensé à l’aspect visiteur. L’enjeu est de marier la nécessité pour les exposants de s’y retrouver économiquement et le plaisir de découverte des visiteurs. Nous avons donc totalement repensé l’organisation du salon, de la disposition des stands, aux animations proposées.

A. I. : Comment seront organisés ces stands ?

A.-M. B. : Nous avons fait le choix de stands homogènes et clé en main où la voiture est la vraie vedette. Les marques premium disposeront de deux espaces spécifiques avec, au choix, un écrin blanc ou noir, un plancher surélevé et des barrières de sécurité. La superficie des stands est comprise entre 100 et 600 m2, il n’est pas possible d’avoir un espace plus grand.

A. I. : Combien de marques avez-vous réussi à réunir pour cette édition 2017 ?

A.-M. B. : 95 % des marques représentatives du marché seront présentes, dont certaines ne seront d’ailleurs pas à Genève ou Francfort. Nous pouvons notamment noter la présence des Français, mais aussi d’Aston Martin, Mini ou encore Fiat. Via cette forte représentativité nous ne doutons pas que le volume de véhicules vendus en 2015, qui a atteint 1 300 unités, sera dépassé.

A. I. : Quel est le coût moyen de participation ?

A.-M. B. : Grâce à ces stands homogènes, nous avons pu réaliser des économies d’échelle et réduire le coût. À titre d’exemple, un stand de 400 m2 coûtera pour les cinq jours 65 000 euros tout compris hors hôtesses et traiteur. L’investissement est donc divisé par près de huit par rapport aux éditions précédentes.

A. I. : N’avez-vous pas peur d’être pris pour un salon low-cost ?

A.-M. B. : Le salon présente un rapport qualité/prix certes intéressant mais ne sera cependant pas dénué d’intérêt avec de nombreuses animations organisées pour que ce salon soit une vraie fête de l’automobile. Le salon aura, par exemple, sa touche avec l’exposition des voitures américaines, de modèle Berliet et de 205 GTI. Nous avons créé, comme en 2015, un village sport automobile de 5 000 m2, sous la houlette de Franck Lagorce, ancien pilote automobile français. Au programme : des stands consacrés au sport auto, des animations spécifiques comme du karting électrique ou encore des simulateurs. Nous accueillerons aussi les sélections du rallye des jeunes de la Fédération française du sport automobile (FFSA). Enfin, des animations seront réservées aux plus jeunes. Toutes ces animations sont incluses dans le prix de l’entrée, de 7 euros sur place et 6 euros en ligne. La gratuité s’applique pour les moins de 12 et les taxis.

A. I. : Quelle place pour les nouvelles mobilités ?

A.-M. B. : Deux villages sont en cours de création et participeront à l’animation du salon. L’un d’entre eux sera justement consacré aux nouvelles mobilités au sens large. Dans la même optique, le salon fait la part belle aux motorisations alternatives avec un parcours avec guide qui permet aux visiteurs de découvrir les véhicules électrifiés.

A. I. : Combien de visiteurs attendez-vous pour cette nouvelle édition ?

A.-M. B. : Sur les cinq jours et les deux nocturnes, nous attendons environ 60 000 visiteurs contre 55 000 lors de la précédente édition, dont des journalistes présents lors de la journée presse jeudi. Le salon de l’automobile de Lyon s’impose ainsi comme le troisième salon grand public en termes de visiteurs dans le périmètre de l’agglomération de Lyon, après la Foire de Lyon, et Equita.

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