Aperçu des vraies questions que soulève le concept R5 ?

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Dans une capsule vidéo, Gilles Vidal, vice-président du design de Renault, présente le concept qui revisite la R5 en assurant que cette dernière sera produite en série. Mais avec quel positionnement ?

Gilles Vidal, vice-président du design de Renault et le concept R5. © DR / Renault
Gilles Vidal, vice-président du design de Renault et le concept R5. © DR / Renault

Dans le cadre de la présentation d’un plan de redressement austère, la mise en avant du concept de R5 a été une touche de gaieté et au risque d’être taxé de légèreté, on aurait tort de bouder son plaisir. Gilles Vidal indique que ce concept Renault 5 Prototype correspond à une approche « rétrofuturiste », mais surtout à une approche moderne d’un véhicule électrique. Il s’agit de raviver les souvenirs et les émotions d’une icône historique, tout en intégrant les technologies les plus modernes dans le package, les blocs optiques en étant une parfaite illustration.

De même, on reconnaît instantanément la silhouette de la R5 de 1972, avec un grand respect des équilibres de proportions, mais en intégrant toutes les contraintes d’un véhicule moderne (notamment en termes de sécurité active et passive). À l’extérieur, tous les détails sont revisités pour intégrer de nouvelles fonctions high-tech (la grille avant qui héberge la prise de charge) ou de nouveaux motifs graphiques (logo qui converse avec le Vasarely, par exemple).

L’enjeu clé du segment B

En tout cas, dans cette brève vidéo, Gilles Vidal assure que ce concept aura une application de série : « Il n’annonce pas le futur langage stylistique de la marque, ce sera pour plus tard, mais profitez-en, car nous allons le faire ! ». Le concept vient s’inscrire dans la réflexion que mène Renault, comme tous les constructeurs généralistes, sur le futur des segments A et B. Le segment A est souvent délaissé, comme ce sera le cas chez PSA, car l’équation financière est très ardue pour trouver ne serait-ce qu’un filet de rentabilité pérenne. En outre, des tests sont menés autour de nouveaux véhicules urbains. Le concept R5 peut se décliner en série sur le segment B, avec une offre électrique adaptée aux contraintes d’émissions à venir.

La R5, un succès essentiellement français

Au sein de groupe Renault, il constitue aussi un nouvel élément de réflexion sur la descendance de la Zoe. Reste la question autour du rayonnement de l’icône… En effet, comme pour Alpine, il s’agit d’un attachement très français, mais qui n’est guère sorti de nos frontières. Best-seller en France de 1974 à 1983, la R5 sera peu diffusée par ailleurs, malgré quelques épopées hautes en couleurs mais anecdotiques (États-Unis, Iran…). Enfin, on aurait tort de faire le parallèle avec la Fiat 500 et le revival blockbuster 500, même si la tentation est forte avec la présence de Luca de Meo. En effet, sans remonter à la riche histoire de la Topolino, la Fiat 500 fait écho à un art de vivre italien des années 1950-1960 et agrège des valeurs qui peuvent séduire partout en Europe. Preuve en a été faite. Dans le cas de la R5, la dimension populaire est moins romanesque et pour dire le moins, plus prosaïque.

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