Audi pourrait cantonner la fin du thermique à l’Europe

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En marge de la présentation du SUV électrique Q4 e-tron, des dirigeants d’Audi affirment que la fin de la vente de véhicules thermiques en 2033 pourrait ne concerner stricto sensu que l’Europe.

© Audi AG
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Alors que les propositions de la Commission européenne visant à réduire les gaz à effet de serre, et dont la mesure la plus emblématique serait d’interdire dès 2035 la vente de voitures neuves thermiques à essence ou diesel, y compris les hybrides, suscitent déjà une forte polémique, on peut rappeler que plusieurs constructeurs avaient décidé d’aller dans ce sens.

C’est notamment le cas d’Audi qui a récemment avancé que la marque cesserait de vendre des véhicules thermiques en 2033 et d’en développer dès 2026. Pourtant, lors des essais presse du nouveau SUV électrique Q4 e-tron, très abouti soit dit en passant, plusieurs dirigeants d’Audi ont tenu à tempérer ces dates limites, en tout cas à l’échelle mondiale. En clair, Audi s’attend à une interdiction pure et dure en Europe et communique donc dans ce sens. Mais la direction de la marque se veut pragmatique et entend s’adapter aux différents marchés mondiaux. Or, il est presque acquis que les infrastructures ne seront pas disponibles à un horizon 2035 dans des zones comme l’Asie ou l’Amérique du Sud, sans même parler de l’Afrique.

Si les infrastructures (bornes, disponibilité et gestion des réseaux électriques…) sont insuffisantes, voire défaillantes, Audi s’autorisera à continuer à vendre des véhicules avec des groupes moto propulseurs traditionnels. Une situation qui devrait notamment se présenter en Chine, premier marché mondial, qui ne peut pas se limiter à la réalité de quelques grandes villes. En somme, le parti pris de l’Europe pose bien des questions, surtout que les cartes de la concurrence sont rebattues…

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