Automechanika 2016 : de la pièce à la mobilité

Publié le par

Le rendez-vous germanique s’est imposé depuis plusieurs années comme l’un des plus importants au niveau international pour l’après-vente. L’édition 2016 (13-17 septembre) a battu un record en matière d’exposants et s’est largement ouverte sur la connectivité du véhicule et de l’atelier.

Automechanika 2016 : de la pièce à la mobilité

D’une édition à l’autre, l’énormité du salon allemand ne se dément pas. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 4 820 exposants issus de 76 pays se répartissent sur une dizaine de halls et 305 000 m². Un record pour le salon, qui déborde d’ailleurs de plus en plus sur les allées et places extérieures. Des dimensions qui nécessitent un minimum de préparation pour le visiteur s’il ne veut pas se perdre et passer à côté de ses centres d’intérêt.

En effet, que peut retirer le visiteur professionnel d’Automechanika ? Déambuler sans but précis n’apporte rien d’autre qu’une promenade. Pourtant, la quantité d’acteurs présents au même endroit au même moment représente une rare occasion de trouver la perle rare. Le visiteur doit donc cerner ses besoins et repérer les exposants intéressants afin de ne pas perdre de temps et d’énergie. Ce gigantisme a donc ses avantages et ses inconvénients.

Cependant, pour les organisateurs, ces chiffres témoignent de la bonne santé du secteur. « Selon l’institut IFH, basé à Köln, les activités couvertes par le salon représentent un chiffre d’affaires de 1 348 milliards d’euros en 2015 dans l’Europe des 27, soit une hausse de 4,8 %. Parmi ces domaines, la vente de véhicules représente 806,3 milliards d’euros, devant la fabrication des pièces et pneumatiques (218,9 milliards d’euros) et celui de l’entretien-réparation (135,5 milliards d’euros) », commente Detlef Braun, président de Messe Frankfurt.

Au-delà de ces canaux traditionnels, un tour du salon permet de constater que ce dernier a pris le virage de la mobilité, à l’image du « laboratoire du futur » installé dans la Festhalle. Au-delà de ce type d’initiative, tous les équipementiers internationaux présentent leurs innovations en matière de motorisations alternatives et de connectivité. Si tous travaillent sur le véhicule connecté, certains prolongent cette mise en réseau dans l’atelier.

Ainsi, Bosch lance son logiciel Connected Repair, qui relie tous les équipements de la marque dans l’atelier et permet de transférer à chacun les ordres de réparation en entrant le numéro d’immatriculation du véhicule ou son VIN. L’historique de toutes les interventions est conservé et le logiciel peut être relié à la plupart des DMS selon l’équipementier. Une méthode de travail qui pourrait se généraliser dans les années à venir.

Sur le stand ZF, la firme présente pour la première fois TRW comme l’une de ses marques, parallèlement à Sachs, Lemforder, Boge et Openmatics. Un ensemble qui pèse 29 milliards d’euros et qui s’étend de la pièce de suspension à l’électronique embarquée. Le groupe poursuit sa réorganisation autour de cinq entités mais il reste encore du travail pour mettre en place une nouvelle structure à tous les échelons de l’entreprise. Ce rachat n’est pas un cas isolé puisque Continental, autre grand équipementier allemand, avait été la cible d’une OPA en 2008 menée par Schaeffler.

Sur le stand de ce dernier, innovations introduites en première monte côtoient également pièces de rechange et formations techniques. Le portail internet RepXpert devient peu à peu une arme globale pour le groupe, qui communique directement avec les réparateurs grâce à ses nombreuses fonctionnalités. Un aspect important pour toutes ces entreprises internationales, qui doivent séduire les professionnels tout en respectant leurs distributeurs. Une leçon de séduction que mène également le groupe PSA en Allemagne avec son enseigne Euro Repar Car Service.

Le constructeur avait d’ailleurs dépêché sur place Christophe Musy, directeur Services et pièces, ainsi que Nuno Zigue, responsable de la Business Unit Euro Repar. Les deux responsables ont fêté l’arrivée du 200e réparateur au sein de leur réseau. Une enseigne dont l’objectif est de convaincre 900 ateliers dans le pays d’ici à 2021 pour répondre à l’ambitieux projet multimarque et multicanal du constructeur français. Autant d’exemples qui démontrent que l’Allemagne reste bien l’un des bastions incontournables de l’automobile au niveau international.

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos