Avec son arrivée en F1, Alpine change de dimension

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Quelques jours après la confirmation d’Alpine au sein du portefeuille du groupe Renault, Luca de Meo a annoncé que la marque dieppoise allait concourir en Formule 1 sous le nom d’Alpine F1 Team. De quoi revoir des ambitions premium à la hausse.

© Renault
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Alpine est souvent l’objet d’un quiproquo. Si c’est une marque mythique pour une poignée de passionnés, c’est aussi la grande inconnue sur la plupart des grands marchés mondiaux. Au Royaume-Uni, pour la grande majorité des gens, Alpine est ainsi une marque… d’autoradios. La relance de la marque sportive par Carlos Tavares et Carlos Ghosn avait suscité de grandes attentes, mais sa réussite est restée confidentielle en volumes et limitée à une clientèle acquise à sa cause. Pas de conquête, pas de construction d’identité premium, même si le prix d’achat des A110 est naturellement bien au-dessus du panier moyen de Renault.

Cap vers un SUV Alpine basé sur la plateforme CMF-EV

Toujours est-il que la question de la continuation de la marque se posait bel et bien, amplifiée par la crise qui ébranle le groupe, contraint à des plans d’économies sévères comportant un volet social douloureux. Après sa grande revue de l’état du groupe, à son arrivée, Luca de Meo, sous l’égide de son président Jean-Dominique Senard, a donc choisi de donner une nouvelle opportunité à Alpine. Tout d’abord, en expliquant conserver la marque dans un portefeuille organisé en quatre pôles : Renault, Dacia, Nouvelles mobilités et donc, Alpine. Ensuite, en annonçant le 6 septembre 2020 depuis Monza que la marque représenterait le groupe au championnat du monde de Formule 1 dès la saison 2021. Une décision qui lui donnera une visibilité mondiale, surtout avec le futur duo de pilotes composé de Fernando Alonso, une vraie marque à lui seul, et d’Esteban Ocon, la carte jeune. Autant d’éléments qui doivent permettre de créer rapidement des articulations en termes d’image comme pour les animations commerciales. Sur le front des actionnaires, malgré la crise, cet arbitrage devrait être compris. D’une part, parce qu’avec les accords Concorde sur le plafonnement des budgets de F1 et un nouveau règlement, le poste budgétaire restera maîtrisé. D’autre part, parce que cela donne des perspectives de développement, sortant un peu de la contrainte des coupes franches. À court terme, au-delà de la nouvelle « berlinette », et du jeu des éditions limitées, on peut attendre l’accélération du projet de SUV, sur la plateforme CMF-EV.

« Marque de rêve » pour Luca de Meo

« Alpine est une belle marque, puissante et vibrante, qui colle un sourire sur le visage de ses adeptes. En lançant Alpine, symbole de l’excellence française, dans la plus prestigieuse des disciplines automobiles mondiales, nous poursuivons l’aventure des constructeurs dans un sport renouvelé. Nous apportons aussi une marque de rêve aux côtés des plus grands noms, pour des courses automobiles spectaculaires faites et suivies par des passionnés. Alpine amènera enfin ses valeurs dans le paddock de la Formule 1 : élégance, ingéniosité, et audace », se réjouit Luca de Meo, en confirmant aussi Cyril Abiteboul, directeur de l’écurie Renault DP World F1 Team, à son poste, malgré l’absence du moindre podium depuis le retour du groupe en F1. Luca de Meo souligne aussi que Renault reste en F1 par le biais des moteurs, le bloc hybride E-Tech. On peut d’ailleurs rappeler à bon escient que c’est principalement en tant que motoriste que Renault a marqué l’histoire de la F1.

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