BMW Série 1 : traction attractive

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La Série 1 se partage la tête des ventes de BMW avec le petit SUV X1. Cette nouvelle génération marque un tournant pour la firme puisqu’elle délaisse la propulsion pour adopter une traction avant classique. Un changement qui ne perturbera pas la grande majorité des clients, qui bénéficieront au contraire d’une meilleure habitabilité.

BMW Série 1 : traction attractive

Lorsque BMW a annoncé que la prochaine génération de Série 1 adopterait une plateforme conçue pour des véhicules à traction avant, les puristes ont crié au scandale. Aujourd’hui, cette nouvelle BMW Série 1 arrive sur le marché sans la propulsion qui caractérise les berlines de la marque depuis des décennies. Autant le préciser tout de suite, ce changement ne décevra que les passionnés de la marque. Les propriétaires habituels de Série 1 ne s’apercevront sans doute pas de cette évolution. Au contraire, ils apprécieront peut-être la traction avant lors d’épisodes neigeux. En effet, les profils de clients de ce modèle sont multiples. Quant aux flottes et entreprises, elles constituent une part importante des ventes de Série 1, avec des conducteurs très différents.

Accélérateur commercial

Le lancement commercial de cette Série 1 devrait donner une bouffée d’oxygène à la marque en France comme l’explique Vincent Salimon, directeur général de BMW Group France. « L’arrivée de la Série 1 va nous faire regagner des parts de marché dès cette fin d’année. Nous pourrons aussi compter sur le X1 restylé et sur la Série 3 Touring ». Une importance qui traduit aujourd’hui le poids de ce segment pour l’ensemble des marques premiums. En effet, les modèles du segment B assurent en moyenne 60 % des volumes globaux de ces constructeurs. Cette Série 1 arrive sur le marché avec des motorisations essence et diesel mais réserve une offre large en matière de gasoil. Un choix rationnel malgré le contexte réglementaire et environnemental puisqu’un tiers des ventes de la marque BMW sont réalisées auprès des entreprises. « Il est important d’avoir une offre pour les gros rouleurs et le meilleur choix pour ces clients reste le diesel », constate V. Salimon. Le dirigeant ne manque pas de rappeler au passage la stratégie du groupe en matière de motorisations. « Personne ne peut dire comment vont évoluer les législations et les préférences des conducteurs. Nous laisserons donc le choix aux clients. Nous avons entamé une transformation industrielle qui permettra de produire sur les mêmes lignes de l’essence, du diesel, de l’électrique et de l’hybride rechargeable ». Pour appuyer sa démonstration, le responsable souligne également que les moteurs essence et diesel du groupe partagent 80 % de pièces communes.

Mouton à cinq pattes

Les acquéreurs de Série 1 ont donc le choix entre deux moteurs essence (118i et M135i) et trois diesel (116d, 118d et 120d). Malgré des profils différents, les clients de ce segment recherchent un peu le mouton à cinq pattes. « Ils veulent une voiture compacte mais habitable, dynamique mais confortable… », remarque V. Salimon. Le passage de la propulsion à la traction ajoute justement quelques qualités au véhicule. Malgré une longueur inférieure d’un centimètre à sa devancière, cette Série 1 gagne en habitabilité. « La nouvelle architecture de la plateforme offre un espace aux coudes et aux genoux en hausse, tout en conservant un plaisir de conduire digne d’une BMW », ajoute le dirigeant. Au passage, la voiture a perdu 30 kg et bénéficie d’un centre de gravité abaissé. La marque a équipé son modèle du système ARB, qui diminue le sous-virage typique des tractions en entrée de courbe. Cet artifice électronique consolera peut-être les nostalgiques de la propulsion. Les clients les plus attentifs aux nouvelles technologies apprécieront de leur côté la Digital Key proposée en option pour 510 euros. Cette clé dématérialisée sur smartphone sera gérée par le concessionnaire et fera l’objet d’un contrat spécifique avec ce dernier.

1 500 précommandes

Avant même le lancement officiel du 26 septembre, BMW France avait enregistré 1 500 précommandes dans le réseau, soit « un record pour la marque », souligne Vincent Salimon. La nouvelle Série 1 devrait permettre à la firme de conquérir des parts de marché sur le segment. Au-delà des tarifs, BMW mise surtout sur des loyers attractifs grâce à la bonne valeur résiduelle de ses voitures. « Aujourd’hui, 80 % des clients optent pour un loyer », confirme le dirigeant. Relayé par une grande campagne de communication, ce modèle équipé du moteur essence 118i sera disponible à partir de 295 euros par mois, avec un apport de 2 690 euros. Une offre qui devrait attirer la curiosité d’une large catégorie de clients.

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