Benoît Raulin (Bridgestone) : « Le rachat de Speedy nous permet d’atteindre 850 points de vente, ce qui nous place devant Michelin »

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Le manufacturier japonais mène une grande offensive en matière de produits et de distribution au niveau international. En France, la firme vient de racheter l’enseigne Speedy. Une stratégie expliquée par Benoît Raulin, directeur général de Bridgestone pour la France et le Benelux.

Benoît Raulin (Bridgestone) : « Le rachat de Speedy nous permet d’atteindre 850 points de vente, ce qui nous place devant Michelin »

A. I. : Pourquoi avoir racheté l’enseigne Speedy ?

B. R. : Le mouvement de concentration a débuté en 2012 avec les acquisitions effectuées par Continental sur le marché français. Michelin a également renforcé ses positions dans la distribution. Le rachat de Speedy nous permet d’atteindre quasiment 850 points de vente, ce qui nous place devant Michelin. Près de 90 % de la population française habite à moins de 15 minutes d’un centre Speedy ou First Stop. C’est un élément très important. Le pneu est un produit banalisé. Il est donc nécessaire d’expliquer aux consommateurs les différences de qualités et donc de prix. Pour y parvenir, il faut un réseau de qualité.

A. I. : Quels sont les atouts de Speedy les plus intéressants pour Bridgestone ?

B. R. : Speedy a une excellente notoriété associée à une bonne réputation et à une image de travail sérieux. Sa forte présence en région parisienne nous permet d’atteindre 150 points de vente en Île de France. En matière de métiers, Speedy a une expertise dans la gestion d’une franchise. Un modèle que nous pourrions développer dans d’autres pays. De plus, nous pesions seulement 3 % des ventes de pneus chez Speedy, ce qui est proche de 0 sur un total de 1,2 million d’enveloppes vendues par l’enseigne. L’écart est important par rapport à notre part de marché en France, qui atteint 15 %. Chez First Stop, notre poids représente 60 à 65 % des ventes totales. Nous n’irons pas jusque-là chez Speedy. Nous nous positionnerons sans doute entre 30 et 40 % pour l’ensemble de nos marques. Le consommateur trouvera toujours les produits qu’il souhaite.

A. I. : Allez-vous développer les ventes par Internet ?

B. R. : En Europe, la part de marché d’internet représente 15 % des ventes à clients finaux. Nous constatons que 54 % des consommateurs se renseignent sur le Web mais 15 % seulement achètent en ligne. Aujourd’hui, nous observons une convergence des modèles : les réseaux se dotent d’outils internet et les sites déploient des solutions de montage physiques. Cela démontre que la confiance est toujours un élément capital. Nous devons avant tout avoir des réseaux de qualité.

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