Bernard Loire (Nissan) : « Conquérir les professionnels grâce à l’électrique »

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Initiateur du crossover, Nissan récolte encore aujourd’hui les fruits de ce pari ambitieux. La marque connaît, depuis sept années consécutives, une croissance de ses ventes, dont 80 % proviennent justement des crossovers.

Bernard Loire (Nissan) : « Conquérir les professionnels grâce à l’électrique »

En 2015, la marque a franchi un cap fatidique en France : celui des 80 000 immatriculations. Nissan compte bien performer à nouveau en 2016, grâce notamment à sa nouvelle Micra commercialisée début 2017, qui vient se placer au cœur du segment B, le plus apprécié par les Français et les flottes.
Autre indicateur au vert pour la marque : sa part de marché a doublé en sept ans, pour atteindre désormais 3,5 %. « Cette croissance nous a permis d’avoir un réseau stable, mature et profitable. La rentabilité s’établit à 1,5 %, un chiffre dans la fourchette haute des marques généralistes », précise Bernard Loire, président de Nissan West Europe.

Les flottes en ligne de mire…

Si, à l’heure actuelle, le mix de ventes se décompose à parts égales entre les particuliers et les professionnels, Nissan met en place une stratégie de croissance entreprise destinée à accroître sa présence dans les flottes. Avec, comme aboutissement concret, la création de 74 business center dans les grandes et moyennes agglomérations. Ces sites répondent à un certain nombre de critères en termes notamment de communication et d’outil CRM. 

Mais la marque compte également sur un autre levier, à savoir ses véhicules électriques. Ces derniers, qui représentent environ 6 % des commercialisations totales, soit environ 5 000 unités, sont vendus à 90 % auprès de particuliers. « Nous pensons que notre Leaf et notre utilitaire l’E-NV200 constituent des éléments de croissance forts dans les sociétés et les administrations », explique Bernard Loire.

… avec comme argument l’électrique

Afin de rendre possible l’intégration de ce type de véhicules dans les flottes, la marque pourrait aider les entreprises pour l’installation de bornes de recharge rapide, qui viendraient en complément du réseau Nissan déjà existant. « Nous devons envoyer un signal fort au marché pour permettre à de grandes flottes de donner l’exemple et créer ensuite un effet boule de neige  », détaille Bernard Loire. Le président de Nissan West Europe évoque également en argument des coûts d’entretien diminués de 40 % par rapport à un modèle thermique, un argument de poids dans l’optimisation du TCO d’un véhicule.

Pour accompagner le développement de ses immatriculations de véhicules électriques, la marque est sur le point de lancer un label VO qui leur est consacré. « Avec un rythme de croissance de plus de 50 % sur le véhicule électrique, nous arrivons à une certaine maturité sur ce marché. Et devons aujourd’hui créer ce marché de la seconde main », conclut Bernard Loire.

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