Bilan du Mondial de l’auto d’occasion

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Près de 500 véhicules d’occasion ont trouvé preneurs entre le 2 et le 17 octobre au Salon de l’auto d’occasion qui s’est tenu au Pavillon 7.1 du Mondial de l’automobile.

Bilan du Mondial de l'auto d'occasion

Sur environ 10 000 m2, au hall 7.1 du Mondial de l’automobile, 35 professionnels ont exposé 1 000 véhicules d’occasion du 2 au 17 octobre derniers, à la fois en marge et au cœur du grand show de l’auto 2010. Après une première semaine laborieuse, la fréquentation comme la fièvre acheteuse des visiteurs se sont ravivées.

Coup de cœur

De badaud à acquéreur, il n’y a qu’un pas que beaucoup d’acheteurs ont fini par franchir. « Sur une quinzaine de modèles exposés, j’ai vendu une vingtaine de véhicules au prix moyen de 26 000 euros. C’était presque essentiellement des coups de cœur. J’ai rarement vu autant de fréquentation, même s’il y a beaucoup de promeneurs », témoigne Patrick Berge, dirigeant de Soneco à Grigny (91). Ce spécialiste en occasions récentes Peugeot, qui écoule 800 VO par an, a investi 25 000 euros pour participer à cette exposition. « Les gens ne veulent plus de véhicules lambda. La voiture du français moyen ne bouge plus ! », poursuit le marchand qui a eu autant d’acquéreurs provinciaux que franciliens ou parisiens. Responsable VO de la concession Jaguar/Land Rover VPN du groupe Duffort, Nicolas Bertrand confirme la spontanéité des six achats effectués sur son stand : « J’ai vendu 33 800 euros un Porsche Cayenne de 84 000 km ou encore une Jaguar XKR au prix de 58 000 euros. Un client parisien est même revenu acheter un véhicule le jeudi de la nocturne à 21 h 50 ! J’ai préparé le Salon avec des achats ciblés, mais je déstocke aussi un peu. Actuellement, il y a une difficulté générale à trouver de bons produits ». Il espère aussi des retours. En 2008, les retombées avaient duré trois semaines.

Effet vitrine

Car l’effet vitrine joue à plein. « Il est important que les gens découvrent ce que nous faisons », précise N. Bertrand qui communique à travers le label automobiles-paris.com (240 VO/an) et a dépensé 15 440 euros (ressources humaines, stock tampon, logistique, stand...) pour la manifestation. L’effet vitrine, c’était le seul objectif de Sylvain Lucania, conseiller commercial de US Cars technologies (mavoitureamericaine.com), qui a exposé quinze voitures d’importation. « C’est très à la mode actuellement, mais il faut environ 2 à 3 ans de maturité aux aficionados sur ce type de produits qui coûte jusque 70 000 euros. J’ai commercialisé deux modèles et engrangé plus de 200 contacts », confie-t-il. Enfin, la concession Renault Brie des Nations, qui commercialise 1 000 occasions par an et exposait 25 VO, a vendu environ 40 unités, « des Renault Twingo et Clio et des Nissan Micra, avec un panier moyen de 10 000 euros », témoigne Patrick Maréchal, adjoint au chef des ventes VO du groupe Marani-Havard. « Les gens sont venus avec une arrière-idée de VN », ajoute-t-il. Et la grève ? Fréquentation en dents-de-scie et voitures bloquées à Marseille ont un peu perturbé les exposants. Mais avec près de 500 modèles écoulés, les professionnels sont plutôt satisfaits des résultats.

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