Bonus-malus écologique, quèsaco ?

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Selon une étude réalisée par YouGov France pour le Club Identicar, la règlementation bonus-malus écologique reste méconnue par un tiers des Français.

© stratégie.gouv
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Le nouveau dispositif bonus-malus mis en place par le gouvernement depuis le 1er janvier dernier en France est illisible et incompréhensible, rappelle-t-on souvent ici. Une étude réalisée par YouGov France pour le Club Identicar confirme cette première impression. Cette enquête a été réalisée auprès de 1 016 personnes âgées de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne sur le panel propriétaire YouGov France du 4 au 5 février derniers.

On y apprend que la réforme du bonus-malus écologique est globalement peu connue, mal comprise et peu populaire car vécue comme une énième taxe. Les Français se disent majoritairement sensibles aux questions écologiques (88 %) mais ne sont pas tout à fait prêts à changer leurs habitudes d’achat et de consommation en matière d’auto... Les consciences évoluent lentement mais sûrement. Les jeunes générations sont particulièrement conscientes des efforts à fournir pour rouler plus propre.

Bonus-malus écologique, quèsaco ?

D’après le Club Identicar, près d’un tiers des Français n’a jamais entendu parler de cette nouvelle règlementation 2020 (32 %), et près d’un Français sur deux a été sensibilisé mais ne sait pas exactement de quoi il s’agit (48 %). Des chiffres qui traduisent le manque d’intérêt ou le manque d’information des Français concernant cette nouvelle règlementation. On note une meilleure connaissance de la réforme chez les personnes ayant l’intention d’acheter un véhicule dans les douze prochains mois : elles sont 30 % à savoir exactement de quoi il s’agit (contre 20 % de l’ensemble des personnes interrogées).

Une réforme qui ne fait pas l’unanimité

Parmi les Français qui connaissent la réforme, 46 % la jugent injuste et contraignante, car c’est l’automobiliste qui « trinque une nouvelle fois ». Cet avis négatif ressort d’avantage chez les personnes âgées de 55 ans et plus (56 %), ainsi qu’en milieu rural (55 %).

À l’inverse, les 18-24 ans (63 %) et les Parisiens (47 %) la trouvent juste et pertinente pour la transition écologique. Ces chiffres montrent une nouvelle fois les disparités entre les populations urbaines et rurales, et l’intérêt plus prononcé des jeunes pour l’environnement. Les jeunes sont plus enclins à faire des efforts pour modifier leurs modes de consommation : seul un jeune de 18-24 ans sur cinq pense que la réforme est injuste et contraignante. À budget équivalent, ils seraient les seuls à se tourner majoritairement vers un véhicule électrique neuf (43 %), avant d’aller vers un véhicule thermique d’occasion peu kilométré (36 %).

Un bilan mitigé

En cas d’achat, plus d’un Français sur deux (51 %) indique qu’il ne se laisserait pas guider par ce système de bonus-malus pour le choix de son nouveau véhicule. Parmi ces derniers, 18 % pensent qu’il s’agit d’une énième taxe et n’aiment pas l’idée de devoir payer une taxe en plus pour un véhicule qui leur plaît, et 33 % avancent ne pas avoir les moyens de s’offrir un véhicule hybride ou électrique, même avec l’aide du bonus écologique.

Seuls les jeunes se démarquent dans cette approche fiscale

Les jeunes se démarquent une nouvelle fois, puisque 48 % des 18-24 ans indiquent que cette règlementation aura une incidence sur leur décision en cas d’achat (contre 34 % des 55 et plus). Les chiffres évoluent légèrement chez les Français qui ont l’intention d’acheter un véhicule durant les douze prochains mois : 47 % d’entre eux affirment qu’ils tiendront compte de la réforme pour leur achat car ils sont sensibles à la question écologique (41 % des Français au global).

Une transition en cours...

Si le bonus écologique a pour but d’inciter les Français à investir dans un véhicule peu émetteur de CO2, ces derniers ne semblent pas encore convertis... Seuls 8 % des Français se dirigeraient en premier lieu vers l’électrique pour leur futur achat (28 % pour l’hybride, 25 % pour l’essence, 24 % pour le diesel). Lorsqu’on leur demande si, à budget équivalent, ils se dirigeraient plutôt vers un véhicule thermique d’occasion peu kilométré ou vers un véhicule électrique neuf (deux façons de contourner la taxe), la première option est privilégiée (42 %) par rapport à la seconde (31 %). Une nouvelle fois, la tendance s’inverse selon que l’automobiliste soit urbain ou rural. Les ruraux seraient 49 % à se tourner d’abord vers le thermique d’occasion peu kilométré et 28 % à privilégier un véhicule électrique neuf. Quant aux citadins, ils seraient 42 % à se tourner d’abord vers un véhicule électrique neuf et 36 % à se diriger vers un véhicule thermique d’occasion peu kilométré.

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