Bridgestone : un premier terrain d’entente ?

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En proie à des difficultés financières depuis plusieurs années, le manufacturier de pneumatiques japonais a annoncé le 16 septembre 2020, la fermeture prochaine de son usine de pneumatiques située à Béthune (62). Le site emploie près de 900 personnes.

© Bridgestone
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C’est une première étape. Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’industrie, a annoncé dimanche 20 décembre au cours de l’émission « Le Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCL que la direction de Bridgestone et les salariés de l’usine de Béthune avaient signé vendredi dernier un « accord de méthode ». Celui-ci garantit une discussion entre les deux partis durant les cinq prochains mois concernant « les scénarios alternatifs à la fermeture de l’usine ». Car le cœur du problème est bien là : « Ce qui est inadmissible (...) c’est de ne pas avoir ouvert la discussion en amont de cette annonce brutale », poursuit Agnès Pannier-Runacher qui ne décolère pas. Pour l’élu, cet accord est un premier soulagement qui permet de croire qu’en cinq mois, tout est encore possible.

Pour justifier la fermeture de son site, Bridgestone a évoqué une situation financière difficile depuis plusieurs années. Un argument réfuté par le gouvernement français qui accuse l’entreprise d’avoir créé elle-même cette situation : « L’État et la Région Hauts-de-France appellent le groupe Bridgestone à prendre ses responsabilités, alors qu’il a largement désinvesti l’usine de Béthune depuis de nombreuses années, en faveur de ses autres sites européens, entrainant mécaniquement un déficit de compétitivité ».

Selon les intentions de la direction de Bridgestone, le site de Béthune devrait fermer ses portes courant 2021. Un coup dur pour l’économie locale puisque 863 emplois sont menacés, sans compter les intérimaires et les sous-traitants.

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