C’est aussi le bilan du Mondial de l’auto d’occasion

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Face à une clientèle partagée entre badauds et acquéreurs décidés dans un contexte difficile, les professionnels du VO ont pu déstocker pendant 15 jours au hall 7/1 du Mondial.

À l’exposition des voitures d’occasion du Mondial, organisée depuis 44 ans par la Sascra (CNPA), la quarantaine d’exposants a le sourire philosophe. S’ils sont peu à avoir réitéré – conjoncture de crise oblige – les scores de la précédente édition, ils ont quand même pu écouler un certain nombre de voitures. « Nous déstockons les véhicules de direction et quelques retours de location courte durée de nos trois filiales de la région parisienne. Ainsi le panier moyen tourne autour de 15 000 à 20 000 euros. Nous avons vendu 52 modèles* alors que nous visions la commercialisation de 70 unités. Il y a eu des journées à une seule transaction. Les gens achètent moins et ont souvent déjà leur financement. Nous avons également conclu des affaires que nous avions démarrées à la concession. Mais pour le clin d’œil, notre première vente, une Peugeot 308, a été effectuée auprès d’un client qui venait renouveler la 307 qu’il nous avait achetée au Mondial de l’occasion 2006 ! D’ailleurs, il y a eu 35 % de reprises », raconte Philippe Lemière, chef des ventes à Bondy du Groupe Filiales Peugeot Paris dont l’emplacement de choix a mobilisé, pendant toute la durée du salon, six vendeurs par jour (en rotation).
Le négociant voisin, à la tête de Clemence Automobiles et d’Ideal Auto, s’est dit plus à la peine avec des résultats divisés par deux par rapport à l’exposition VO de 2006 et 34 ventes. Les marques haut de gamme semblent avoir eu, de leur côté, autant de succès dans le domaine de la seconde main que dans celui du neuf. « Nous avons exposé 7 modèles et en avons vendu 4* à un prix moyen de 32 000 euros : une 307 CC, un Freelander 2, un Land Rover Discovery et une Jaguar X Type. Pour moi, c’est une vitrine et c’est aussi commercialement positif ! Je n’ai pas perdu d’argent. Dans deux ans, nous serons là avec deux fois plus de véhicules exposés, un espace clôturé, des plantes et des hôtesses », témoigne Nicolas Bertrand, responsable véhicules d’occasion chez Voitures Paris Versailles. Représentant le label Jaguar Selection, sa société a développé depuis février un service occasion très haut de gamme à Port-Marly (78).
Et les généralistes ? La concession Renault Brie des Nations – fidèle de l’exposition – a écoulé 44 unités*, soit 15 % de moins qu’il y a deux ans. « Nous rentrons dans nos frais et avons pu vendre des véhicules plus variés qu’à la concession », affirme Patrick Marechal, adjoint au chef des ventes occasion sur le site de Marne-la-Vallée (77).

* Interview réalisée à deux jours de la fermeture du Mondial.

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