Deux nouvelles mises en examen pour Carlos Ghosn

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L’avenir judiciaire de Carlos Ghos s’est encore assombri ce vendredi 11 janvier. La justice japonaise a décidé de le poursuivre pour abus de confiance et pour avoir minoré ses revenus entre 2015 et 2018.

Deux nouvelles mises en examen pour Carlos Ghosn

Depuis son arrestation le 18 novembre 2018 à Tokyo, le président de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et PDG du groupe Renault vit au rythme de nouvelles inculpations, ce qui permet à la justice japonaise de le maintenir en garde à vue sans avoir à l’inculper formellement.

Tandis que sa dernière mise en examen arrivait à son terme le 11 janvier, au motif de dissimulation d’une partie de ses revenus aux autorités boursières entre 2010 et 2015, la justice japonaise a retenu le même chef d’inculpation mais pour les années 2015-2018 cette fois-ci.

Devant faire face à des conditions de détention particulièrement drastiques, c’est le moins que l’on puisse dire, l’homme d’affaires franco-libanais ne serait pas en grande forme après plusieurs semaines d’un tel traitement. Comme la coupe n’est jamais tout à fait pleine, le constructeur Nissan, filiale du groupe Renault, annonce avoir déposé une plainte contre Carlos Ghosn le 11 janvier également.

Aucun soutien officiel en France

L’incarcération de Carlos Ghosn risque de se poursuivre encore très longtemps. Complètement isolé, le dirigeant français ne bénéficie d’aucun relais médiatique au niveau du monde politique ou industriel pour le défendre. Le plus étonnant, c’est qu’il n’a, pour l’instant, reçu aucun soutien venant de France. Sauf pour rappeler la présomption d’innocence à quelques reprises, aucune voix ne s’est élevée pour le défendre dans l’Hexagone. Et dénoncer a minima ses conditions de détention au Japon. Un silence médiatique assez assourdissant... alors que se profile une énième manifestation des « gilets jaunes » le samedi 12 janvier.

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