Carlos Ghosn renonce à son poste de P-DG de Nissan

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Le règne de Carlos Ghosn à la tête de la marque Nissan prendra fin à compter du premier avril. Hiroto Saikawa, co-P-DG depuis avril 2016, lui succédera.

Carlos Ghosn renonce à son poste de P-DG de Nissan

Une page de 16 ans se tourne chez Nissan. À partir du 1er avril prochain, le constructeur automobile japonais ne sera plus dirigé par Carlos Ghosn qui souhaite consacrer davantage de temps à l’Alliance. Carlos Ghosn, malgré son retrait à la tête du constructeur japonais, ne disparaît pas pour autant totalement des radars de la marque puisqu’il conserve la présidence de son conseil de surveillance. Hiroto Saiwaka, son bras droit en tant que co-P-DG depuis avril 2016, lui succédera à la direction exécutive de Nissan.

L’histoire entre Carlos Ghosn et Nissan a commencé en 1999 : après un début de carrière réalisé chez Michelin et après avoir été promu directeur adjoint de Renault 1996, il est en effet devenu en 1999 directeur général, puis P-DG de Nissan Motor en 2001. Parallèlement, il a été nommé P-DG du groupe Renault en 2009 et reconduit en 2013. En 2012, il est également nommé président du conseil d’administration du constructeur automobile russe Avtovaz, fonction qu’il occupe jusqu’en juin 2016. Depuis 2012, il est par aussi président d’Alliance-Rostec Auto BV, société de holding qui contrôle Avtovaz. Enfin, en décembre 2016, il a ajouté une autre casquette en devenant président du conseil d’administration de Mitsubishi Motors Corp.

Le redressement de Nissan mené à bien

Ces multiples casquettes ne l’ont pas empêché de mener à bien le redressement de Nissan. En 1999, le constructeur était au bord de la faillite, après des années d’importantes pertes et un record en 1995 de 166 milliards de yens de perte. Moins de deux ans après son arrivée à la tête de la marque, Carlos Ghosn annonçait pourtant des bénéfices et entamait son plan « 180 » qui comportait plusieurs objectifs dont la vente d’un million de véhicules dans les trois années suivantes, l’atteinte d’une marge opérationnelle sur chiffre d’affaires de 8 % et un retour à zéro de la dette.

Objectifs qu’il réussira effectivement à remplir avec de bons résultats pérennisés dans le temps. Ce travail de longue haleine a permis au constructeur japonais de se hisser aujourd’hui dans le top 5 mondial des constructeurs automobiles avec un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 100 milliards d’euros. L’année 2016 s’est toutefois avérée plus difficile : malgré un volume de vente en hausse de 2,6 à 3,99 millions d’unités, Nissan a annoncé il y a quelques jours un bénéfice net en recul de 8,5 % au terme des neuf premiers mois de son année comptable (de mars à mars), notamment dû à un marché américain difficile et un affaiblissement du yen face au dollar.

Se concentrer sur l’Alliance

Carlos Ghosn laisse donc derrière lui une marque japonaise à la santé retrouvée pour se consacrer à un autre défi : le renforcement de l’Alliance qui a récemment accueilli Mitsubishi. Ébranlée par la révélation sur plus de 25 ans de triche sur les niveaux de consommation de la quasi-totalité de ses véhicules produits au japon, la marque japonaise a ouvert en octobre dernier son capital à hauteur de 35 % à Nissan et a rejoint de ce fait l’Alliance. Ce business man détient désormais entre ses mains une Alliance qui se classe parmi les trois premiers constructeurs automobiles mondiaux derrière Toyota et GM, avec plus de 10 millions de véhicules vendus par an.

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