Certificat de conformité électronique (eCoC) : nouveau bug informatique des pouvoirs publics

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Reporté d’un an, le certificat de conformité électronique (eCoC) ne serait pas prêt et comporterait encore de nombreux bugs.

Certificat de conformité électronique (eCoC) : nouveau bug informatique des pouvoirs publics

Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics se distinguent par toute une série de mauvais développements informatiques. Au bout du compte, on dénombre plusieurs cas typiques de dysfonctionnement avec, à la clé, des factures de plusieurs milliards d’euros.

Le plus emblématique reste très certainement le malheureux projet Louvois, le système de paie de l’armée française. Très récemment, en 2017, la mise en place du nouveau système d’immatriculation des véhicules, géré par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), avait donné des sueurs froides à l’ensemble de la filière automobile pendant de nombreux mois.

Le certificat de conformité électronique ne fonctionne pas

Le certificat de conformité électronique (eCoC) pourrait rallonger cette longue liste de mauvaise gestion des projets informatiques de l’État. Reporté d’un an, au 1er janvier 2020 dans un premier temps, ce logiciel ne serait pas prêt et comporterait encore de nombreux bugs.

Rappelons que la mise en œuvre de la nouvelle homologation WLTP, en remplacement de la norme NEDC, nécessite de pouvoir immatriculer les véhicules sur la base de leur certificat de conformité électronique (eCoC). Ce changement de pratique nécessitant des modifications du système d’immatriculation des véhicules (SIV).

Ce nouveau certificat permet une individualisation des émissions de CO2 par véhicule en fonction des finitions (barre de toit, pneus, équipements électroniques, etc...). Le retard dans le déploiement de ce logiciel oblige le gouvernement à envisager deux grilles de malus automobile dans son PLF 2020 pour conserver les anciennes valeurs de CO2, en attendant le calcul des nouvelles sur les cartes grises.

Silence radio du côté des pouvoirs publics

Le plus inquiétant dans le développement de ce nouveau logiciel, c’est l’absence de transparence des pouvoirs publics... Ce n’est pas bon signe sachant que la date butoir d’entrée en vigueur définitive de l’homologation WLTP a été fixé au 1er janvier 2021 pour l’ensemble des États membres de l’Union.

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