Combat pour la sécurité routière : les professionnels à leur poste

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A l’occasion du Comité Interministériel de la Sécurité Routière (CISR) qui s’est tenu mercredi 11 mai, le CNPA manifeste son soutien aux priorités identifiées par le Premier Ministre, qui ciblent les comportements des conducteurs.
1- Dissuader les excès de vitesse ;
2- Lutter contre l’alcoolémie et les stupéfiants sur la route ;
3- Sécuriser l’usage du deux-roues motorisé ;
4- Renforcer la vigilance au volant et combattre tous les facteurs qui réduisent l’attention portée à la conduite ;
5- Donner plus de place aux citoyens dans la politique de sécurité routière.

Les métiers du commerce et des services de l’automobile, des deux roues et des véhicules industriels, en particulier ceux de la maintenance, du contrôle technique mais aussi de la formation des conducteurs, constituent un maillon déterminant dans la mobilisation nationale contre l’insécurité routière. Une responsabilité assumée auprès des automobilistes, qui pousse le CNPA à réagir aux mesures annoncées par le CISR.

1 - Dissuader les excès de vitesse
Le CNPA relève qu’un certain nombre de technologies permettant de mieux contrôler la vitesse seront favorisées. Responsables du parc roulant, de son entretien et de son équipement, les professionnels de l’automobile souhaitent être associés aux discussions qui vont être engagées sur l’élaboration d’un label « voiture sûre », afin de partager leur expertise sur la mise en œuvre de cette mesure dont ils devront expliquer les enjeux à leurs clients.

2 - Lutter contre l’alcoolémie et les stupéfiants sur la route
En particulier, les professionnels du véhicule industriel sont prêts à installer les éthylotests électroniques anti-démarrage (EEAD) sur tout le parc roulant des véhicules de transports d’enfants sans délai. Ils s’en chargent déjà pour les autocars mis en circulation depuis le 1er janvier 2011. Le CNPA y a veillé, en participant activement aux groupes de travail officiels mis en place depuis que le CISR a initié ce projet en février 2008.

3 - Sécuriser l’usage du deux-roues motorise
Le CNPA rappelle qu’un contrôle technique des cyclomoteurs est en cours d’élaboration et doit rentrer en vigueur au 1er janvier 2012. La sécurisation du parc des deux roues est une priorité pour notre Organisation qui travaille en effet depuis 2004 en collaboration avec les assureurs et les pouvoirs publics pour réduire l’accidentologie. Le CNPA est d’ailleurs partenaire de la Sécurité Routière dans le cadre de la quinzaine des deux roues motorisés qui a débuté ce lundi 9 mai 2011.
Le CNPA soutient donc l’idée de la formation et d’une tenue sécurisée. Mais il doit s’agir d’un véritable équipement de protection : blouson coqué, gants et bottes. Quant à la taille des plaques d’immatriculation, les professionnels n’y sont pas opposés. Mais ils soulignent qu’ils vont devoir investir dans un nouveau matériel pour les fabriquer.

4 - Donner plus de place aux citoyens dans la politique de sécurité routière
Le CNPA se réjouit de l’accent mis par le CISR sur la prévention du risque routier en entreprise, un enjeu sur lequel les professionnels se sont officiellement investis. Il s’agit là de la première cause de mortalité au travail et l’opération « Prévenir le risque routier en entreprise » est destinée à enrayer ce phénomène. 6 mois après le lancement officiel de ce dispositif en octobre 2010 avec la DSCR et la CNAMTS, les professionnels de l’automobile sont toujours plus nombreux à se mettre au service de tous les chefs d’entreprise de France. Près de 4 500 concessionnaires, agents et réparateurs indépendants prodiguent aujourd’hui contrôles et conseils gratuits sur l’ensemble du territoire.

Il est incontestable enfin qu’une attention toute particulière doit être apportée aux jeunes et ceci pendant toute leur formation scolaire.

Par ailleurs, le CNPA ajoute qu’il préconise depuis 1999 la mise en place d’une formation « post-examen » organisée par les professionnels. Il s’agirait d’un retour en formation 6 mois à 1 an après l’obtention du permis de conduire : c’est en effet le moment où le nouveau conducteur est susceptible d’augmenter sa prise de risque. En ce sens il apparait nécessaire d’engager une réflexion sur la mise en place d’un « permis tout au long de la vie ».

A la lecture des chiffres alarmants de la sécurité routière, ce sont clairement les comportements des conducteurs qui sont en cause, tels que la somnolence au volant ou la consommation d’alcool.
L’ensemble des métiers représentés par le CNPA rappelle donc qu’une véritable politique de prévention est déterminante, au delà de la simple répression.
Pour une efficacité optimale, les actions entreprises doivent être portées par les acteurs et usagers de la route autant que par les pouvoirs publics. Communication et concertation doivent prévaloir : le CNPA prend note du nouveau mandat qui va être donné au Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) et demande que les professionnels de l’automobile en fassent partie.

Communiqué diffusé sur www.cnpa.fr

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