Comment motivez-vous vos collaborateurs ?

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Depuis la rentrée, nous observons encore une progression du désengagement chez les candidats que nous recevons chaque jour, alors que les entreprises investissent de plus en plus dans l’optimisation de l’animation et de la gestion des carrières de leurs salariés. Quand plus personne ne conteste que l’envie crée de la performance, la pression délivrée au nom de la recherche de cette performance finit souvent dans une conjoncture compliquée par détruire les envies.

Parce qu’un manager mesure l’engagement d’un salarié dans le travail sous l’angle de sa motivation, parce que la motivation apparente du salarié dépend de sa propre réponse raisonnée à la logique de maximisation imposée dans l’entreprise et parce que cette contrainte induit lorsqu’il y a succès une récompense concrète, que l’entreprise veut personnalisée, rationnelle et proportionnelle à l’effort fourni, la dimension émotionnelle est parfois négligée alors que ce sont au fond les émotions qui sont à l’origine de l’envie. Les émotions positives stimulent l’engagement. À l’inverse, les émotions négatives comme l’angoisse liée au contexte économique, la peur générée par des changements permanents, le sentiment d’injustice dans la répartition de la richesse produite provoquent des contre-performances. Au-delà des paye-plan et de la gestion des carrières travailler sur l’émotion positive qui produit l’envie de chacun d’avancer est essentiel pour donner à un collectif l’énergie d’entreprendre et la fierté de réussir.

Dans l’entreprise, aux dires des interviewés, c’est une responsabilité partagée entre dirigeants et managers. Les « chefs » qui donnent envie auraient un rapport au temps plus équilibré, conciliant le temps court de la réaction et le temps long de la projection. Ils devraient être convaincus que les bons résultats ne sont que la conséquence d’un projet collectif dont la finalité peut être aussi un progrès social ou technique induisant alors bien sur un profit mais pris comme une conséquence nécessaire. La communication de ces managers est attendue comme un acte de sincérité plaçant sur un pied d’égalité le client et le salarié et permettant de faire émerger de nouveaux terrains d’entente sans lequel aucune action collective n’est possible.

Pour créer de l’optimisme, il résulte des entretiens que les managers devront ne plus seulement se positionner comme des contrôleurs, supervisant et mesurant sans relâche tout ce qui peut l’être mais comme coach passant plus de temps avec chaque collaborateur pour devenir des inducteurs de motivation en transformant les difficultés en défis stimulants, en valorisant les succès pour entretenir la fierté et en apprenant à leurs équipiers comment prendre du recul face aux difficultés. Les services RH ou dans le cas des PME les dirigeants eux-mêmes sont attendus pour contribuer à révéler la part de bonheur qui sommeille en toute entreprise En multipliant les initiatives bienveillantes pour favoriser le vivre ensemble où chacun accepte mieux la logique de l’autre.

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