Comment se comporte réellement le marché des VO diesel ?

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Vous lisez sans doute partout comme moi que le marché des VN et VO diesel souffre terriblement et que les actuels propriétaires de ces véhicules ont du souci à se faire.

Comment se comporte réellement le marché des VO diesel ?

Au-delà des annonces (consternantes) de certains élus complètement irréalistes, la réalité est comme toujours assez différente aussi bien en VN qu’en VO.

Concernant le marché du neuf, le réel repli des ventes des véhicules diesel se mesure archi majoritairement sur les VP et sur les ventes aux particuliers (ces derniers sont passés de 64 % de leurs achats en diesel en 2011 à 32 % en 2017). Il en va très différemment pour les sociétés et ce, aussi bien pour leurs VP que leurs VU. Même si les taxes à la pompe vont amener le gazole à être plus cher que l’essence à partir de 2021, le nombre de kilomètres parcourus fait encore la différence avec une consommation inférieure de 20 à 40 % !

Pour le marché du VO, le rythme est bien différent pour les trois raisons suivantes :

- Seuls les clients équipés de citadines diesel rencontrent vraiment des difficultés de revente à cause du décalage entre l’offre et la demande depuis deux ans, mais aussi à cause de certains maires allergiques globalement aux transports motorisés.

- Le rééquilibrage des ventes constaté en neuf entre le diesel et l’essence (somme toute assez logique car nous revenons à la moyenne européenne) n’est pas la réalité du marché VO où le diesel affiche encore 67 % des ventes.

- Une immense majorité de possesseurs français réalisent 44 kilomètres par jour avec leurs autos pour se rendre à leur travail. Le choix du diesel était donc très logique et ce ne sont pas les autonomies des hybrides plug-in (souvent entre 30 et 40 kilomètres), le manque de praticité des véhicules électriques (tout le monde ne peut pas facilement disposer d’une station de recharge) et la consommation des véhicules essence qui les feront tout de suite changer d’avis !

En conclusion, pas de panique car les motorisations diesel ont répondu et répondent encore à un besoin. Leurs valeurs résiduelles, certes souvent très (trop) élevées, sur les contrats en cours ne devraient pas autant souffrir que les oiseaux de mauvais augure le laissent entendre !

Bérislav Kovacevic

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
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