Confinement, acte 2 : un nouveau bouclage national jusqu’au 1er décembre prochain

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Sous la pression de l’épidémie de Covid-19, un nouveau confinement national est décrété à partir du 30 octobre 2020 pour une durée d’au moins quatre semaines. Une nouvelle période de grande incertitude s’ouvre pour l’ensemble de la filière automobile.

© CNPA
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Hier soir, mercredi 28 octobre, le président de la République a annoncé un second confinement national à partir du vendredi 30 octobre sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 1er décembre 2020. Une période pendant laquelle les attestations de déplacement seront de nouveau obligatoires pour assurer les déplacements professionnels et les services essentiels.

Une nouvelle grande incertitude pour la filière automobile

Dans l’attente des précisions qui devraient intervenir dans les prochaines heures par le Premier ministre, l’incertitude est totale pour la filière aval de l’automobile. Même si le gouvernement souhaite que les usines restent ouvertes dans ce nouveau confinement, il faudrait pour cela que les points de vente puissent commercialiser les véhicules produits... Ce qui n’est pas certain à ce stade. Pour l’heure, la liste des établissements dits « essentiels » et autorisés à ouvrir est celle qui avait été définie par l’arrêté du 15 mars 2020 lors du premier confinement. Une liste dans laquelle figure uniquement « la maintenance et la réparation de véhicules automobiles ainsi qu’engins et matériels agricoles ».

Éviter un effondrement de la filière automobile

Très actif depuis plusieurs jours dans le cadre de ce reconfinement, le CNPA a pour objectif « d’éviter, à nouveau, un effondrement de la filière automobile ».

« Maintenir les usines ouvertes implique que la production puisse être commercialisée et livrée, indique Xavier Horent, délégué général du CNPA. Le CNPA considère ainsi que les points de vente sont nécessairement habilités à ouvrir en garantissant le niveau le plus élevé de sécurité sanitaire dans le respect des protocoles en place. La maintenance, la réparation, le contrôle technique, le ravitaillement et la distribution de pièces sont également “essentiels” – la mobilité individuelle étant une solution qui sera indéniablement recherchée et privilégiée dans le contexte sanitaire actuel. Les possibilités d’ouvertures des points de services et de formation, tous constitutifs d’une politique de mobilité responsable doivent faire l’objet de clarifications urgentes du gouvernement ». Et d’ajouter : « Les attestations de déplacement doivent lever les ambiguïtés constatées au printemps, afin d’assurer une cohérence immédiate aux acteurs ».

Le commerce automobile : l’incertitude est totale

Le Premier ministre, Jean Castex, prendra la parole ce 29 octobre au soir afin de préciser l’ensemble de ces mesures. Au niveau du commerce automobile, en admettant que l’autorisation d’ouverture soit levée, il faudra être sûr que les clients soient au rendez-vous dans les concessions qui perdraient ainsi le bénéfice du chômage partiel. Pour franchir ce nouveau confinement de quatre semaines pouvant être prolongé à six semaines, les professionnels devront être encore une fois très agiles pour assurer l’essentiel et la protection de leurs entreprises et de leurs salariés.

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