Contrôle technique 2018 : évolution ou révolution ?

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Le contrôle technique évoluera à partir du 20 mai 2018, conformément à la directive européenne 2014/45/UE. Des changements qui ne révolutionneront pas le contrôle mais qui nécessiteront une montée en compétence.

Contrôle technique 2018 : évolution ou révolution ?

Le contrôle technique évoluera le 20 mai 2018 pour suivre la directive européenne 2014/45/UE. Le CNPA a tenu à clarifier la situation suite à une série de confusions parues dans la presse. L’organisation professionnelle a donc repris factuellement tous les changements entérinés.
La grande nouveauté sera l’apparition d’un troisième résultat entre les traditionnels « valide » et « en contre-visite ». Cette conclusion sera établie en cas de danger immédiat pour la sécurité routière ou l’environnement. Des cas rares, à l’image d’une absence de liquide de frein, d’un disque de frein cassé, d’une absence de plancher ou d’une mauvaise fixation des roues par exemple. Lorsqu’un de ces cas sera constaté par le contrôleur, le véhicule aura le droit de rouler jusqu’à la fin de la journée afin que ce dernier puisse le conduire, théoriquement, jusqu’à un atelier. Le propriétaire disposera toujours d’un délai réglementaire de deux mois pour effectuer les réparations nécessaires. En matière de nombre de points contrôlés, le total passera de 124 à 131, ce qui représentera quasiment 600 défaillances potentielles au lieu de 413. Au-delà des nombres, la grande différence se situera dans l’évaluation de la dangerosité d’une défaillance par le contrôleur. Ce dernier devra estimer les risques encourus, ce qui pourrait introduire une notion de subjectivité dans le contrôle. Une évolution notable, qui pourrait susciter des contestations et qui devrait allonger la durée du contrôle. Ces nouveautés nécessiteront aussi une hausse du niveau de formation et de technicité des contrôleurs. A partir de 2018, l’entrée dans cette profession passera ainsi par un bac professionnel en mécanique automobile. Une montée en compétence qui ne facilitera pas forcément le recrutement de nouveaux collaborateurs. Enfin, il est probable que le prix du contrôle augmentera lui-aussi, même si la concurrence est particulièrement forte au sein de la profession.

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