Covid-19 : La filière automobile écrit à la Commission européenne

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© Commission européenne
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C’est une filière totalement unie, entre l’amont et l’aval de la production de véhicules à leur distribution et leur réparation, qui a envoyé un courrier à l’adresse de la présidente de la Commission européenne Ursula van der Leyen. En effet, le CECRA, l’ACEA, le CLEPA et l’ETRMA sont alignées pour demander à l’Europe à la fois un plan de relance suite à l’épidémie de Covid-19 qui secoue le Vieux continent.

Au niveau de la distribution française, le CNPA bénéficie du soutien de Jean-Charles Herrenschmidt président du CECRA. Une Commission Europe présidée par Christian Digoin est également à l’oeuvre sur ces sujets afin d’accompagner et soutenir les recommandations du syndicat français dans le cadre européen.

Un plan de relance et les objectifs CO2 en ligne de mire

En substance, les associations rappellent que l’automobile emploie 13,8 millions de personnes dans l’UE (soit 6,1 % des emplois), investit 57,4 milliards d’euros dans la R&D chaque année, et génère un excédent commercial de 84,4 milliards d’euros.

Elles saluent les premières décisions prises par la Commission, notamment l’activation de la clause de sauvegarde du Pacte de stabilité et de croissance, la proposition d’affecter 37 milliards d’euros au titre de la politique de cohésion de l’UE à la lutte contre la crise, ainsi que les initiatives prises par la BCE et la Banque européenne d’investissement pour maintenir un certain niveau de liquidités. Les associations insistent sur l’importance de la trésorerie pour les entreprises liées à l’automobile, et préconisent de mettre davantage de liquidités à disposition des grandes et petites entreprises.

Revoir le calendrier des normes CO2

Amont et aval de la filière automobile précisent que production, développement, essais et homologation des véhicules sont à l’arrêt. Ceci bouleverse les plans établis pour se conformer aux normes existantes et aux futures réglementations européennes, dans des délais fixés. Par conséquent, il conviendrait d’apporter des ajustements au calendrier prévisionnel d’entrée en vigueur de ces règlementations. En ligne de mire, c’est évidemment la réglementation CAFE de réduction des émissions de CO2, qui était déjà intenable par la filière avant la crise et qui devient désormais impossible à réaliser puisque des amendes colossales étaient envisagées au 1er janvier 2021 sur les résultats de la commercialisation des véhicules en 2020.

Les associations de la filière sollicitent un échange avec différents commissaires européens, afin d’évaluer les l’impacts sur le secteur automobile à court terme, mais aussi pour préparer une stratégie de sortie de crise et un plan de relance. Pour cela, une copie de ce courrier a également été envoyée Ce courrier a également été adressé à Margrethe Vestager, Commissaire en charge du Numérique, Frans Timmermans, Commissaire en charge du Green Deal, Thierry Breton, Commissaire en charge du Marché intérieur, Adina Vălean, Commissaire en charge des Transports, Valdis Dombrovskis, Commissaire d’une Economie au service des personnes. A noter que le Green Deal pèse aussi sur la filière automobile puisque celui-ci devait encore durcir les règles environnementales avant la crise du Covid-19.

Conditions d’hygiène et sécurité des travailleurs de la filière

D’après les associations, il serait également utile que la Commission publie des lignes directrices concernant les conditions d’hygiène et de sécurité dans lesquelles les travailleurs peuvent retourner dans les usines, les concessions et les ateliers, afin que ce mouvement se produise de manière uniforme dans toute l’UE. Des solutions sont également à apporter aux travailleurs frontaliers, qui connaissent aujourd’hui des difficultés. Leur libre circulation, ainsi que celle des marchandises, est nécessaire au maintien des chaînes d’approvisionnement.

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