Covid-19 : un marché français des voitures particulières à l’arrêt en mars 2020 (-72,25%)

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Les chiffres du marché français des voitures particulières communiqués par le CCFA et AAA Data confirment ce que tout le monde attendait puisque les ventes enregistrent une chute vertigineuse de -72,25% en mars 2020 par rapport à la même période en 2019 et avec un jour ouvré supplémentaire. Au total, seulement 62 668 immatriculations ont été enregistrées dans l’Hexagone.

Un marché à l’arrêt depuis le 17 mars

Depuis l’arrêté de confinement en France le 17 mars 2020 à midi, l’ensemble des show-rooms des distributeurs français a été bouclé. En quelques heures, le marché automobile français s’est effondré de lui-même. Cette fois-ci, nous avons décidé de ne pas rentrer dans le détail de ces mauvaises performances imposées par l’épidémie Covid-19 à l’ensemble des constructeurs. Par respect pour l’ensemble des victimes et ceux qui souffrent aujourd’hui, cela n’a aucun intérêt de dire qu’untel a perdu 70% ou encore l’autre 80% ou encore de vous dire quels sont les principaux chiffres d’un marché qui n’a absolument aucune signification en l’état. Nous préférons simplement rappeler tout notre soutien à l’ensemble des groupes de distribution et leurs salariés.

Rappelons toutefois que les marques françaises ont une part de marché de 58,18% sur cette période contre 41,82% pour les marques étrangères. A noter aussi que le marché des véhicules utilitaires légers (-5,1 tonnes) pointe également à -70,95% pour un total de 16 848 immatriculations enregistrées.

Le gouvernement comptable de la première partie de l’année

Il est pourtant utile de rappeler qu’avant cette terrible crise et le confinement imposé, les pouvoirs publics avaient cassé la dynamique du marché français. En effet, en raison de mauvaises décisions réglementaires qui ont donné lieu à l’instauration d’une double grille de malus et d’un renforcement de toutes les taxes, le gouvernement avait stoppé la croissance ininterrompue du marché automobile français depuis 2008.

Sous prétexte d’une transition du véhicule thermique vers l’électrique, qu’il était primordial de faire au pas de charge, les pouvoirs publics cherchaient encore avant le 17 mars à imposer une nouvelle mobilité aux français alors que ces derniers ne semblaient pas adhérer à ce projet. C’est le moins que l’on puisse dire.

Quelle mobilité dans le monde d’après ?

Au niveau européen, la réglementation européenne CAFE de réduction de CO2 est en place depuis le 1er janvier dernier. Celle-ci impose encore à ce jour une moyenne drastique de 95 g de CO2/km pour les constructeurs sous peine d’amendes colossales au 1er janvier 2021. Reste à savoir ce qui deviendra cette réglementation ?

Le lobbying environnemental toujours actif

Des voix s’élèvent dans la filière automobile pour amender cette réglementation ce qui permettrait de donner du souffle aux constructeurs et à leurs réseaux pour se relancer. Tandis que d’autres, ardents défenseurs de l’environnement, profitent des cartes postales des chaînes d’information continue qui se réjouissent très naïvement de l’arrivée des canards qui déambulent tranquillement à Paris ou de villes et d’autoroutes sans aucune circulation automobile. Il est intéressant de noter toutefois que la pollution aux particules fines ne baisse toujours pas dans les grandes villes malgré le confinement... Il faudra sans doute se poser les bonnes questions un jour !

De quel côté penchera le balancier ? L’avenir de l’automobile en dépendra dans les prochains mois.

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