Cultiver l’empathie pour optimiser l’efficacité du management

Publié le par

Cultiver l’empathie pour optimiser l’efficacité du management

L’empathie n’est heureusement pas encore une technique, c’est une qualité humaine mais qui, au regard des dernières découvertes (et c’est la bonne nouvelle), peut se travailler et pourrait bien s’imposer comme l’une des caractéristiques les plus recherchées chez tout candidat sérieux à la direction d’un service.

Animer c’est d’abord écouter. Être empathique, c’est justement être ouvert et s’intéresser à l’autre. C’est écouter, entendre, regarder, voir, se placer au niveau de l’autre pour laisser de côté sa propre perception d’une situation ou d’un évènement et l’aborder avec la légitimité de l’autre. Nous savons bien qu’un manager se trompe en pensant de bonne foi que chaque salarié est animé par les mêmes motivations, ou les mêmes aspirations que lui. Les bons vendeurs ne sont pas tous mobilisés par l’appât du gain, certain travaillent par goût du challenge, d’autres pour apporter à l’équipe à l’entreprise ou à leur chef, certains encore par passion du produit. Les exemples sont nombreux et les points de vue qui animent chacun sont tous aussi différents que les personnalités qui se côtoient dans une collectivité.

Dans les processus de recrutement de postes à niveaux de responsabilités élevés, les compétences techniques font généralement parties des prérequis, ce sont plus souvent les qualités humaines qui permettent de déterminer, entre deux professionnels, le plus apte à prendre la fonction. La capacité d’animer une équipe, de créer l’adhésion de tous suppose chez un cadre d’être capable de bien connaître chaque individu.
L’empathie est l’une des clefs de sa réussite et c’est pourquoi la mesure de son niveau devient systématique dans les évaluations pour ces recrutements.

Selon certains chercheurs, la tendance des entreprises est à penser qu’il ne faut jamais cesser de donner envie à un collaborateur de travailler avec soi. Pour cela, il serait bon de toujours chercher à se placer dans la peau du collaborateur ou de la collaboratrice pour anticiper ou comprendre ses réactions, ses émotions, ses inquiétudes ou ses souhaits, et ainsi pouvoir maintenir un niveau de communication optimum. C’est aussi pourquoi de plus en plus de décideurs pensent que les efforts de « séduction » déployés au moment du recrutement révèlent d’une certaine façon le niveau d’empathie d’un individu.

Être empathique, c’est avant tout aimer les autres, avoir de la considération pour autrui. Travailler son empathie c’est mieux s’intéresser à l’autre, chercher à mieux le comprendre, pénétrer ses schémas de pensée et ses modes de fonctionnement. Le manager empathique, serait celui qui, dès le premier contact, pourrait détecter et retenir une information personnelle ou professionnelle sur chaque collaborateur, celui qui pourrait rebondir sur ses propos ou son comportement pour lui donner le sentiment d’exister d’avantage. Celui qui écoute, quand d’autres ne font que s’écouter. Celui qui vous donne envie de travailler, quand d’autres suscitent la démobilisation. Celui qui donne confiance en matière de capacités, d’expertise ou de valeur.

Le manager empathique développe sa volonté et sa capacité de connaître chaque membre de son équipe, avec ses forces et ses faiblesses. Chacun dans son équipe bénéficie en retour d’une confiance utile à son épanouissement et nécessaire à la qualité de son travail et à sa réussite professionnelle. Parce que chacun sait qu’il compte aux yeux de son manager, ce dernier peut compter sur tous. La place accordée à chacun, la bonne répartition des rôles au sein d’une équipe, sont autant d’atouts pour un succès collectif.

La culture de l’empathie peut devenir une ambition et un objectif pour le manager qui veut atteindre une bonne communication, des liens forts et une confiance réelle de la part de toute son équipe.

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos