Deloitte : une étude espagnole qui soulève de nombreuses questions

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Selon une étude de Deloitte en Espagne, les incertitudes économiques actuelles pèsent sur les arbitrages financiers des consommateurs et affectent leur propension à envisager des investissements importants.

© DR / PSA
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Parmi des consommateurs espagnols susceptibles de changer leur véhicule, 57 % affirment qu’ils vont finalement le garder, pointe une étude de Deloitte. De plus, nombre d’entre eux avancent qu’ils vont le conserver plus longtemps que ce qui était initialement prévu. En cause, la crise sanitaire et ses conséquences économiques, bien entendu. Un mouvement est constaté dans l’état d’esprit des consommateurs : au-delà de la santé, qui occupait tout l’espace lors de la première vague, avec la deuxième vague, l’inquiétude se déplace pour se transformer en prudence face à la possibilité de réaliser des investissements importants. Une observation de l’étude de Deloitte qui va dans le sens du niveau d’épargne très élevé dans les pays européens depuis le début de la crise.

L’après-vente n’est pas épargnée par la prudence du consommateur

L’étude révèle aussi qu’une menace plane sur les dépenses liées à l’entretien des véhicules, 22 % des personnes interrogées ayant l’intention de repousser leur passage par un atelier pour une révision ordinaire. Les analystes de Deloitte estiment que les concessionnaires doivent stimuler la demande pour qu’elle ne s’effondre pas, avec des modalités de paiement étalées et flexibles, des offres d’entretien offert, des extensions de garantie plus généreuses, ou un recours au taux zéro.

Le rythme de développement des VE pourrait être contrarié

D’une manière générale, Deloitte juge que les ventes de VN ne rejoindront leur niveau d’avant-Covid-19 qu’en 2024. Les prévisions de ventes mondiales pour 2025 sont révisées à 81,7 millions d’unités. Deloitte ajoute que les objectifs de ventes de véhicules électriques, pourtant cruciaux pour les constructeurs et très vraisemblablement pour les concessionnaires, via les systèmes de rémunération, sont compromis par la situation. Pour 2030, les analystes envisagent des ventes mondiales de 25,3 millions de véhicules 100 % électriques (BEV) et de 5,8 millions d’hybrides rechargeables (PHEV), les motorisations thermiques demeurant dominantes. Pour assurer un processus d’électrification à un bon rythme, les achats des flottes n’ont jamais été aussi essentiels.

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