Des carrossiers en attente de déplacements

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La fédération française de carrosserie (FFC) a commandé au GIPA une enquête sur les impacts de la crise sanitaire auprès des carrossiers réparateurs. Une activité qui souffre particulièrement de l’immobilité des véhicules.

Des carrossiers en attente de déplacements

La carrosserie souffre particulièrement de la crise sanitaire et du confinement. Pour mesurer l’impact de ces événements sur cette activité, le GIPA a interrogé un panel de 205 carrossiers, 100 concessionnaires et 105 agents de marques. Quelle que soit leur dimension, chacun possède au moins une cabine de peinture. Entre le 6 et le 9 avril, période de l’enquête, seulement 17 % de tout le panel interrogé était totalement ouvert. Près de 27 % étaient partiellement ouverts et 56 % étaient fermés. Cette dernière proportion s’élevait à 71 % pour les distributeurs, à 54 % pour les agents et à 49 % pour les carrossiers. Parmi les sites ouverts, 49 % répondaient seulement aux urgences, 18 % fonctionnaient par rendez-vous, 15 % se contentaient d’honorer des rendez-vous pris avant le confinement avant de fermer et 11 % étaient ouverts comme d’habitude. Au sein des établissements qui avaient fermé leurs portes, les deux motifs principaux étaient le manque de clients (66 %) et le manque de pièces (61 %). Sur l’ensemble des répondants, près de 67 % des chefs d’entreprises se sont déclarés inquiets ou très inquiets pour leur entreprise.

Tenir le choc

La situation actuelle mettant à mal la trésorerie des entreprises, un redémarrage de l’activité le plus tôt possible est souhaité par tous les dirigeants. Cependant, chaque structure se donne plus ou moins de temps avant d’être en grande difficulté. Près de 58 % des répondants avouent qu’ils seront en grande difficulté si l’activité ne reprend pas avant septembre. Près de 23 % estiment même que la reprise doit avoir lieu dès le mois de mai pour s’en sortir. Pour faciliter la reprise de l’activité, ces professionnels souhaitent avant tout la suppression des charges, des mesures d’incitation à la consommation, et des aides financières de la part de l’Etat et des banques. Cependant, la condition indispensable à un redémarrage de l’activité est avant tout un redémarrage au sens propre des véhicules. « Il faut que la normalité revienne, qu’il y ait des accrochages, que les gens ressortent et consomment » remarque ainsi l’un des répondants. Un autre au contraire souhaite une aide pour développer les services à domicile. « En effet, nous sommes certains que les personnes ne se déplaceront pas en masse dès la levée du confinement. Ainsi, nous allons développer la prise en charge et le retour des véhicules à domicile ». Quelle que soit l’attitude des français à partir du 11 mai, les professionnels devront sans doute aller vers eux pour les encourager à revenir dans leurs établissements.

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