Donner plus de sens au travail pour garantir l’engagement des salariés

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Donner plus de sens au travail pour garantir l’engagement des salariés

Dans nos entretiens, les commentaires entendus de la part des candidats comme « Je ne me sens plus à ma place », « Je ne demande qu’un peu d’encouragement » sont de plus en plus courants pour expliquer des motivations de départs d’une entreprise. Ces salariés estiment ne plus être suffisamment reconnus à leur juste valeur malgré des efforts qu’ils estiment importants au quotidien.

Si les résultats des entreprises dans une conjoncture complexe sont souvent moyens et n’encouragent pas les félicitations des dirigeants, les salariés n’en sont pas toujours directement responsables et peuvent se lasser de l’incertitude du lendemain, se démotiver et quitter l’entreprise faute d’une reconnaissance suffisante de leur action. La reconnaissance donnée est un outil à ne pas négliger pour mobiliser les personnes. Reconnaitre une personne pour son travail, ses efforts, ses compétences ou son action, c’est l’aider à entretenir une image positive d’elle-même pour l’encourager à poursuivre dans ce sens. Un salarié ainsi traité sera plus motivé et plus engagé au sein de son entreprise.

L’analyse des pratiques des managers que nous côtoyons montre que donner de la reconnaissance s’apprend, s’acquiert et se pratique au quotidien par l’observation des points suivants :

  • Connaître l’autre : Écouter, apprendre à connaître et à décrypter le besoin de reconnaissance de chaque collaborateur. Celui-ci ou celui-là a-t-il besoin d’être reconnu pour ses résultats ou pour lui-même ? Qu’entend-il par « à ma juste valeur » ?
  • Avoir identifié son propre besoin de reconnaissance : Pratiquer la reconnaissance envers les autres, c’est avoir fait le point sur soi-même et avoir su faire taire le filtre qui nous empêche de voir clairement le besoin exprimé par l’autre. Si un manager pense ne pas être reconnu au plan salarial, il imaginera difficilement qu’il n’en est pas de même pour tout le monde alors que ce besoin s’il existe toujours n’est pas systématiquement prédominent chez son collaborateur
  • Entretenir des relations de qualité avec les personnes : La reconnaissance transpire au travers des signes que l’on exprime au quotidien vis-à-vis de l’entourage. Dans le cadre d’une bonne relation de travail, un e-mail de remerciement, un mot d’encouragement, la mise en valeur d’un projet en réunion, l’expression d’une certaine bienveillance constituent des signes de reconnaissance authentiques et motivants.
  • Savoir remettre en question ses propres comportements. Pris par les urgences, il peut arriver d’oublier de souligner les efforts d’un collaborateur au sein d’un projet chronophage ou de valoriser ses résultats sur un dossier épineux. Prendre conscience de ces oublis peut éviter de les reproduire car ils sont souvent interprétés par un collaborateur comme un manque flagrant de reconnaissance. Au contraire passer du temps avec chacun est en soi un beau signe de reconnaissance, car c’est la preuve que dans votre emploi du temps surchargé vous le considérez comme suffisamment important pour lui accorder de votre temps précieux. Ce sont également des moments d’échange où vous mettez en œuvre toutes vos qualités humaines de discernement, d’encouragement et de communication constructive.

Si le mois de février est encore une période propice aux bonnes résolutions, démarrer par des signes de reconnaissance à faibles impacts, être attentif aux réponses des personnes concernées, veiller à être équitable vis-à-vis de tous, apprendre de ses erreurs, continuer en ajustant ses comportements sont des bases d’apprentissage permettant d’intégrer naturellement le don de reconnaissance dans les pratiques professionnelles.

Écouter ses collaborateurs pour comprendre les enjeux, leur montrer sa confiance en les responsabilisant, recadrer quand il le faut, les reconnaître dans leur travail au quotidien et dans les moments clés de leur évolution professionnelle, sont des composantes essentielles pour les accompagner dans leur réussite et intégrer définitivement la reconnaissance dans son rôle opérationnel. Le double bénéfice est simultanément de donner aux autres le moyen de s’épanouir et de développer son propre rayonnement professionnel.

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