Entre les livraisons et les partenariats, Suzuki maintient sa trajectoire

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Face aux bons résultats, le constructeur pourrait ajouter un millier d’unités supplémentaires à son prévisionnel et ainsi tenter de se rapprocher des 31 800 immatriculations soldées au terme de son année record (2007).

Entre les livraisons et les partenariats, Suzuki maintient sa trajectoire

« C’est une année où la demande est forte ». Le ton est donné pour la marque nippone. Deux mois avant la fin de l’exercice 2019, Stéphane Magnin, directeur de l’activité automobile de Suzuki France, dresse un bilan provisoire sans nuages quant aux ventes sur le marché domestique. Si le dirigeant avait annoncé un objectif de 30 000 immatriculations en 2019, les prévisions pourraient bien changer d’ici à décembre. Et dans le bon sens. « L’année devrait très bien se terminer, mais elle pourrait être encore mieux si nous ne manquions pas de voitures en production sur la Swift, l’Ignis et le Jimny ». Effectivement, les deux premiers modèles ont subi un ralentissement de 10 à 15 % de leur production pour des raisons administratives. Pour autant, la Swift demeure le best-seller de la marque : « Nous sommes en flux plus que tendu. En tant que filiale, nous n’avons quasiment pas de stock. Dès qu’elles arrivent, elles sont aussitôt commandées par les concessionnaires ». Enfin, le lancement de la dernière génération du 4x4 compact, lui, dépasse les espérances. « On tablait sur 2 000 voire 2 500 unités et nous sommes déjà à 3 500 de bons de commandes clients ». Outre les livraisons à la hausse, Stéphane Magnin anticipe également 32 000 commandes pour cet exercice.

Avec 7,2 % de part de marché à fin septembre sur le marché des hybrides, la gamme des modèles électrifiés (Baleno, Swift et Ignis) participe à la performance globale. Sur ce marché, Suzuki se positionne d’ailleurs en seconde position derrière Toyota. Tout laisse donc à croire que le public sera au rendez-vous pour accueillir l’électrification complète de la gamme dès 2020. De fait, à compter de janvier prochain, tous les modèles seront électrifiés à l’exception du Jimny. Les SUV S-Cross et Vitara seront équipés d’une batterie de 48 volts, tandis que l’Ignis et la Swift seront proposées en 12 volts.

Arrêt du segment A en Europe

« L’année fiscale 2019 (mars-septembre) est entachée par une baisse de production et une baisse sur le marché indien. Nous y avons perdu 300 000 ventes depuis le début de l’année, sur un marché en baisse. Cela représente 49,8 % du marché indien sur les six derniers mois ». Alors que beaucoup de constructeurs ont fait le pari de miser sur le marché chinois il y a quelques années, Suzuki s’est tourné vers l’Inde. Un choix judicieux puisque les ventes du pays constituent aujourd’hui près de 50 % de ses ventes mondiales. En 2030, le constructeur nippon prévoit de réaliser 7 millions d’immatriculations à travers le monde, donc 5 millions sur le marché indien seulement.

Stéphane Magnin espère une reprise du rythme de production à la fin du premier trimestre 2020. Face à ce recul, Suzuki a annoncé l’arrêt de la production des modèles Celerio et Baleno en Europe dès la fin de l’année. C’est donc la fin du segment A sur le marché européen qui s’annonce dans à peine deux mois. Le catalogue de la marque sera donc composé de cinq modèles jusqu’à l’autonome prochain. « À partir de septembre prochain, nous allons bénéficier pour l’Europe du RAV 4 et de la Corolla break badgé Suzuki, avec un design retravaillé. En contrepartie de ces deux voitures full hybride, nous allons fabriquer des Suzuki Baleno et Brezza badgés Toyota pour les marchés indien et africain. Cela fait partie des accords mondiaux entre Toyota et Suzuki ».

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