Essai du ProPilot au volant du Nissan Qashqai

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Dans le cadre de son plan "Move to 2022", le constructeur japonais prévoit d’équiper vingt modèles de son système ProPilot d’ici la fin 2022.

Essai du ProPilot au volant du Nissan Qashqai

La nouvelle technologie ProPilot, proposée sur le Nissan Qashqai, tend à "offrir plus de sérénité et de confiance sur la route". Il s’agit d’un système de conduite assistée, présenté comme un premier pas vers la conduite autonome. Si cette nouvelle technologie sera disponible en France à partir d’avril 2019, elle n’en est pas à son premier coup d’essai. En 2016, le monospace Serena a été le premier véhicule à en être équipé, mais seulement sur le marché japonais. En février 2017, le ProPilot a ensuite été lancé sur la scène internationale grâce à la Nissan Leaf 100 % électrique. Depuis le printemps, c’est au tour du Nissan Qashqai d’en bénéficier en Europe, à l’instar du crossover familial X-Trail au Japon. Une version spéciale baptisée Drive Edition est lancée pour l’occasion. À terme, l’équipement devrait être décliné sur toute la gamme.

Pourquoi choisir le Qashqai ?

"Lancé sur le marché en 2007, le Nissan Qashqai est numéro 1 sur son segment en Europe. Il est notre best-seller", approuve fièrement Alain Le Meur, Responsable de la communication produit chez Nissan. Depuis le lancement de la première génération, il s’est écoulé 280 000 unités en France, sur un volume de 3 millions de Qashqai produits en Europe. Positionné derrière la Peugeot 3008, le Renault Kadjar et le Dacia Duster, "les ventes ne cessent de progresser malgré l’arrivée des concurrentes", note Alain Le Meur.

Comment fonctionne ProPilot ?

La technologie ProPilot réunit un régulateur de vitesse intelligent, l’aide au maintien dans la voie et l’assistant de conduite en embouteillage. Le conducteur actionne le système à l’aide d’un bouton situé sur la partie droite du volant. Le témoin ProPilot ainsi que deux lignes vertes s’allument alors sur l’écran placé derrière le volant. Grâce à des caméras frontales et latérales, accompagnées du régulateur de vitesse, le véhicule maintient son positionnement et une vitesse constante. Il adapte également sa vitesse en fonction du trafic et de la distance de sécurité choisie par le conducteur. À l’approche d’un feu ou d’un stop, la voiture va ainsi ralentir, s’arrêter puis redémarrer automatiquement sans pression nécessaire sur la pédale de frein ou l’accélérateur. Des microcapteurs détectent les mains du conducteur sur le volant, de sorte que si celui-ci le lâche plus de 8 secondes, des signaux lumineux et sonores vont se déclencher, suivi par des à-coups de freinage jusqu’à l’arrêt complet du véhicule.

Notre avis

Suite à l’essai de cette nouvelle technologie, il est possible de reconnaître une aisance de conduite une fois la prise en main établie. Toutefois, il est possible de reprocher quelques limites au système : lorsque la voiture s’immobilise totalement, celle-ci reste sur la voie sur laquelle elle circulait, pouvant ainsi mettre les passagers en danger notamment sur des voies à vitesse élevée. "Si la voiture est sur la voie de gauche, elle va s’arrêter à gauche et ne va pas s’immobiliser sur la bande d’arrêt d’urgence, précise Alain Le Meur. Il ne s’agit pas d’une technologie de conduite autonome mais bien de conduite assistée". Par ailleurs, les caméras ne sont pas capables de détecter les lignes jaunes utilisées pour signaler des travaux sur la chaussée. Des virages soudains ne seront donc pas anticipés.

Afin de distinguer cette version spéciale, des vignettes Drive Edition sont apposées sur les montants arrière du véhicule. Le Qashqai est proposé uniquement avec la motorisation dCi 130 X-Tronic au prix de 35 500 euros. Seule une finition sur six possède l’option ProPilot. À titre indicatif, cette dernière coûte 1 000 euros sur la Nissan Leaf.

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