Et si finalement Mitsubishi restait en Europe…

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Dans l’attente d’une confirmation officielle, la balance penche plutôt vers un maintien de la marque japonaise en Europe.

© Mitsubishi
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Les rumeurs d’un maintien de la marque japonaise allaient bon train depuis plusieurs mois. Il était toutefois difficile de les commenter tant l’incertitude était encore très importante depuis la diffusion du communiqué « Small but beautiful » de juillet 2020, actant la fin de l’importation en Europe. Jusqu’à cet article du Financial Times, publié le 23 février dernier, mentionnant un accord imminent entre les trois membres de l’Alliance (Renault, Nissan et Mitsubishi) pour que la marque aux trois diamants reste finalement en Europe. Une autre question se pose également : l’éventuelle arrivée en Europe du nouveau Outlander présenté courant mars au Japon.

Le plan de rentabilité de Luca de Meo sauverait Mitsubishi en Europe

À la recherche de rentabilité et afin de faire tourner ses usines au maximum de leur capacité en Europe (70 % actuellement), le nouveau directeur général de Renault, Luca de Meo, aurait appuyé un accord de l’Alliance qui permettrait à Renault de produire des modèles Mitsubishi en Europe. Une décision qui ouvrirait la voie au maintien de la marque aux trois diamants sur le Vieux Continent.

Depuis cette annonce de l’été 2020, la marque japonaise avait eu au moins trois occasions de siffler la fin de la partie définitivement : en septembre 2020 tout d’abord, puis à la fin de l’année calendaire et, enfin, en janvier dernier. Ce ne fut pas le cas… L’espoir était entretenu puisqu’officiellement rien n’était fini.

Pour rappel, dans un communiqué laconique publié le 27 juillet 2020 et baptisé « Small but beautiful », la marque japonaise avait déclaré vouloir se concentrer sur la rationalisation des coûts et l’amélioration de la rentabilité afin de renouer avec une croissance durable. Une décision qui signifiait tout simplement de quitter le continent européen à travers un gel des lancements des nouveaux produits. À cela s’ajoutait la fin de carrière de l’Outlander, premier SUV hybride rechargeable vendu en Europe (26 673 unités en 2020), qui ne répond plus aux normes antipollution du marché européen 6d Full en vigueur depuis le 1er janvier 2021.

L’arrivée de l’Eclipse Cross PHEV sur le segment C

Une première décision contredite, le 4 décembre dernier, par l’annonce de la commercialisation au printemps 2021 du nouveau SUV Eclipse Cross en hybride rechargeable, né d’un restylage du modèle commercialisé dans les années 2000. Alors que la marque, représentée par le groupe Emil Frey en France, s’apprête à lancer ce nouveau modèle sur les routes, cette information de l’Alliance pourrait arriver à point nommé pour relancer un réseau qui était jusque-là dans l’expectative depuis plusieurs mois. Rappelons que l’Eclipse Cross PHEV sera commercialisé à partir du mois de mars à un tarif débutant à 39 990 euros. Un tarif très attractif sur le fameux segment C, le plus dynamique du marché.

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