Étude : quelles sont les tendances en matière de mobilité ?

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Dans le cadre de cette étude à portée mondiale, menée par le cabinet Deloitte, près de 10 000 consommateurs originaires d’Europe ont été interrogés sur leurs pratiques automobiles.

Étude : quelles sont les tendances en matière de mobilité ?

La révolution de la mobilité semble se heurter à des habitudes de consommation bien ancrées : les consommateurs restent attachés à la possession d’une voiture particulière (43 % des Français l’utilisent quotidiennement), l’utilisation des VTC ralentit et le transport multimodal reste un comportement occasionnel. Pourtant, l’étude révèle un fossé générationnel évident, ce qui tend à démontrer que l’avenir de la mobilité partagée pourrait dépendre des jeunes générations qui sont nativement plus à l’aise avec les technologies numériques.

Le thermique devenu ringard ?

Si certains obstacles subsistent, la demande concernant les propulsions alternatives progresse partout en Europe en raison des politiques environnementales favorables, l’engagement des constructeurs et l’évolution des usages et/ou mentalités. C’est au Royaume-Uni que l’intérêt s’est accru le plus rapidement, avec 37 % des consommateurs qui seraient prêts à choisir une propulsion alternative, hybride, batterie ou autre, soit 10 % de plus que l’an dernier.

Par ailleurs, l’étude a mis en évidence l’intérêt croissant des consommateurs envers les véhicules électriques (VE). Cette observation amène un constat : l’électrification pourrait avoir un impact plus immédiat sur la mobilité mondiale que les véhicules autonomes. L’hybride électrique apparaît comme le second choix naturel pour un prochain achat de véhicule : 37 % en France, 26 % en Allemagne et 27 % au Royaume-Uni. Le full electric quant à lui, reste un choix de niche : 4 % des sondés feraient le choix d’une voiture électrique en France et au Royaume-Uni, 5 % en Allemagne, 6 % en Belgique et jusqu’à 9 % aux Pays-Bas. Néanmoins en France et en Allemagne, ils sont encore respectivement 54 % et 63 % à prévoir un moteur thermique pour leur prochain achat.

Sauter le pas de la voiture autonome

Contrairement à leurs homologues européens, les consommateurs français se montrent plus confiants envers les véhicules autonomes : 36 % d’entre eux reconnaissent être plus septiques vis-à-vis des voitures autonomes en 2019 (contre 65 % en 2017). C’est 14 % de moins que la moyenne pour les autres Européens qui estiment que les véhicules autonomes ne sont pas encore suffisamment sûrs. Ce manque de confiance s’explique pour plus de 50 % des personnes interrogées en raison de la médiatisation des accidents provoqués par ces véhicules. En revanche, 70 % des Italiens se démarquent très nettement par leur sérénité face à cette technologie.

« Si les promesses des technologies sont en passe de devenir une réalité pour le plus grand nombre des consommateurs, notre étude révèle que plusieurs obstacles restent à surmonter. Cela se vérifie en matière d’acceptabilité du véhicule autonome, de compréhension de la valeur ajoutée apportée par les services connectés, et la compréhension de l’intérêt des nouvelles mobilités. La voiture individuelle telle que nous la connaissons a encore quelques belles années devant elle », conclut Guillaume Crunelle, associé Deloitte, responsable du secteur automobile.

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