Étude FIEV : plus d’un tiers des équipementiers ont dû puiser jusqu’à 75 % de leurs réserves

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En 2018, les ventes des usines françaises d’équipements automobiles ont atteint 18,98 milliards d’euros, dont 54,2 % réalisés à l’exportation.

Étude FIEV : plus d’un tiers des équipementiers ont dû puiser jusqu'à 75 % de leurs réserves

Entre le 6 au 14 avril 2020, la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV) a interrogé l’ensemble de ses adhérents afin d’évaluer les conséquences de la crise sanitaire. Les résultats obtenus mettent en lumière les profondes difficultés financières et industrielles que doivent affronter les équipementiers automobiles depuis un mois. Dans cette « guerre » mondiale et nationale, « le soutien de l’État est indispensable » martèle Claude Cham, président de la FIEV. En France, 70 % des sites de production sont actuellement à l’arrêt et les 30 % restants enregistrent une activité entre 20 % et 40 % de leur capacité optimale. 73 % des équipementiers voient leur activité commerciale à l’arrêt. Plus de 4 équipementiers sur 5 (soit 82 %) déclarent connaître une réduction d’au moins 50 % de leur activité globale. Plus d’un sur deux (59 %) enregistre une réduction de plus de 75 %. 47 % ont été contraints de réduire leur production en raison de la difficulté à garantir le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. 80% invoquent l’interruption des appels à livrer de la part de leurs clients comme impact direct sur l’activité. Enfin, plus de la moitié (54%) des équipementiers n’ont aucune visibilité quant à une possible date de reprise.

Et après ?

Face à cette crise sans précédent, la trésorerie de certains équipementiers est dans le rouge. La cession des activités depuis un mois pourrait être néfaste pour les plus petites entreprises comme le rappelle Claude Cham : « Le défaut de trésorerie constitue pour certains d’entre eux une menace majeure. C’est dans un esprit de solidarité que nous avons fait le choix d’annuler notre appel à cotisations pour l’année 2020, en maintenant pour tous l’intégralité de nos services ». D’après l’étude, 64 % des équipementiers déclarent ne plus être livrés par leurs fournisseurs. Plus d’un tiers des adhérents interrogés déclarent avoir puisé entre 50 et 75 % de leurs réserves à date. Seuls 17 % n’ont pas eu, ou faiblement (moins de 10 % de la trésorerie), à le faire. D’ailleurs, 59 % ont recouru – ou envisagent de recourir – au prêt garanti par l’État.

Dans ce contexte incertain, entreprises et salariés s’inquiètent pour leur avenir. 88 % des équipementiers interrogés ont d’ores et déjà effectué une demande d’activité partielle pour préserver l’emploi de leurs collaborateurs et ainsi éviter le licenciement de masse. 80 % des équipementiers ont à ce jour stoppé le recours à l’intérim. 32 % ont été contraints de stopper des CDD et 43 % envisagent cette possibilité. 39 % n’excluent pas la possibilité d’un plan social d’entreprise (PSE). Face à cette réalité préoccupante, près de 9 équipementiers sur 10 (89 %) que la mise en place d’un plan de relance pour préserver les emplois en France est nécessaire. De fait, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, estime que près de 9 millions de salariés sont actuellement au chômage partiel.

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