Faites vos entretiens de suivi de performance comme GE, Gap ou Microsoft

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Les faits :

Un article des Échos publié la semaine passée http://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/0211240505313-general-electric-revolutionne-ses-methodes-de-management-2025738.php relatait que GE renonçait à l’évaluation annuelle de ses salariés au profit d’un système de notation permanente via une application mobile et que les augmentations de salaires annuelles pourraient également disparaître. Fastidieuses, inutiles et décourageantes. C’est le jugement que General Electric semble tirer des évaluations annuelles pratiquées depuis des décennies auprès de ses salariés. « C’est un système qui avait été conçu pour une autre époque et qui n’est plus adapté au monde d’aujourd’hui, fait valoir Janice Semper, chargée de piloter la transition chez GE. Il n’y a plus rien qui se fasse à un rythme annuel chez nous. Les bouleversements technologiques sont tellement nombreux qu’ils nous obligent à être plus rapides et plus souples dans nos objectifs. » La suppression des évaluations annuelles s’intègre ainsi à une réforme plus globale, lancée voilà environ trois ans et baptisée Fast-Works, qui vise à simplifier les processus de décision.

Réflexion :

Plutôt que des objectifs annuels, les salariés se voient donc assigner des « priorités » qui évoluent en cours d’année. L’évaluation est permanente, l’idée étant de se projeter vers l’avenir plutôt que faire un bilan fastidieux du passé. Ces évaluations se font à 360 degrés : les salariés peuvent commenter les performances de leur manager autant que l’inverse. Et ils jugent également le travail de leurs pairs. GE interdit l’anonymat pour contraindre les salariés à agir de manière réfléchie. Le questionnaire d’évaluation est conçu de telle manière qu’il encourage le coaching et le développement, plus que les critiques. Cette réforme suscite d’autant plus d’intérêt que GE - le plus grand groupe industriel américain - constitue une référence en matière de management. Sa décision de renoncer aux évaluations annuelles pourrait donc faire tâche d’huile. « Le rite des évaluations annuelles incarne à merveille les absurdités de la vie d’entreprise. C’est une pratique chronophage et excessivement subjective », dénonçait le cabinet McKinsey dans un récent rapport sur « la gestion de la performance ». GE n’est d’ailleurs pas le seul à en avoir fait le deuil : c’est également le cas de Gap (textile), Microsoft (informatique), Netflix (vidéo), Deloitte et Accenture (conseil).

Ma conclusion subjective :

Pas besoin d’être une multinationale américaine pour faire des entretiens de suivi de la performance. Dans le secteur automobile, optez plutôt pour OpéRHa, le GPS des compétences, www.operha.fr qui offre en plus d’autres fonctionnalités, je me tiens à votre disposition si vous souhaitez des précisions…

Et vous, quel est votre point de vue ?
jl.chotard@kataption.org

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