Fin du bonus écologique pour les hybrides

Publié le par

Christian Eckert, secrétaire d’État au budget, a annoncé la fin du bonus écologique pour les véhicules hybrides. Un durcissement du malus, qui pourrait atteindre désormais 10 000 euros, serait également à prévoir.

Fin du bonus écologique pour les hybrides

Le bonus/malus, dispositif créé en 2008 visant à encourager l’achat de véhicules neufs vertueux, aura mis cinq ans à trouver son équilibre financier et sept ans à devenir excédentaire. Ce n’est en effet qu’en 2014 que les recettes issues du malus, qui ont atteint 334 millions d’euros, ont dépassé le montant des dépenses en bonus (194 millions d’euros). C’est pour préserver cet équilibre, dans un contexte où les ventes de modèles électrifiés augmentent, que le gouvernement a décidé de modifier une nouvelle fois la mouture de ce dispositif… au détriment, une nouvelle fois, des véhicules hybrides.

L’aide aux véhicules hybrides supprimée

Ces derniers, dont les émissions sont comprises entre 61 et 110 g de CO2, ont déjà vu leur bonus passer de 2 000 à 750 euros au 1er janvier 2016. À compter du 1er janvier 2017, l’automobiliste qui souhaiterait acheter un modèle hybride ne bénéficiera d’aucune aide à l’achat. En revanche, les véhicules hybrides rechargeables, ceux rejetant entre 21 et 60 g de CO2, auront toujours un bonus dont le montant reste pour le moment indéterminé.
Les modèles électriques conservent leur bonus de 6 300 euros. Le superbonus, prime à l’achat d’un véhicule électrique pouvant atteindre 10 000 euros contre la mise au rebut d’un vieux diesel, sera également reconduit en 2017. Les motards et scootéristes trouveront également leur compte dans cette nouvelle mouture du bonus-malus puisque un volet deux-roues est en réflexion.

Malus : chaque gramme devient payant

Toujours dans l’objectif de garder une certaine stabilité financière mais aussi pour accélérer le renouvellement du parc automobile français, le barème du malus sera également revu, a annoncé Christian Eckert, qui mise sur un rendement prévisionnel de l’ordre de 350 millions d’euros. Si, à l’heure actuelle, le malus est établi par tranche de cinq grammes d’émissions de CO2, désormais chaque gramme supplémentaire sera payant pour l’automobiliste.
Autre information rapportée par l’AFP, le panel de véhicules touchés par le malus serait élargi : le seuil minimal déclenchant le paiement d’un malus passerait de 131 g à 127 g, tandis que le montant maximum du malus, pour les véhicules émettant 201 g ou plus, atteindrait désormais 10 000 euros contre 8 000 actuellement.

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos