Fin du service Autolib’ et après ?

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Les voitures électriques d’Autolib’ quitteront définitivement le paysage parisien le 31 juillet prochain, après sept ans de service. Que vont devenir les 254 salariés, les véhicules ainsi que les bornes où ils étaient installés ?

Fin du service Autolib' et après ?

Le décompte est lancé. Dans un peu plus d’un mois, les petites voitures grises d’Autolib’ disparaitront du paysage parisien. À l’issue du vote promulgué le 21 juin 2018, le syndicat mixte Autolib’Vélib et le groupe Bolloré ont décidé de mettre un terme à leur collaboration et donc de résilier le contrat les liant. La fermeture effective des stations de voitures électriques est annoncée pour le 31 juillet, même si plusieurs d’entre elles fermeront progressivement à partir du 2 juillet.

Dans un communiqué de la mairie, Anne Hidalgo a émis son souhait de rendre "les bornes de recharge électrique Autolib’ accessibles aux Parisiens et aux Franciliens pour la recharge de leur véhicule personnel. Cela devrait être effectif au début de l’année 2019". Le réseau Autolib’ compte actuellement 3 244 places de stationnement et bornes de recharge.

Et l’humain dans tout ça ?

À compter du mois d’août, les usagers ne pourront plus louer de véhicule, ni recharger leur abonnement. Selon un courrier adressé à ses abonnés, Autolib’ a fait savoir que la mensualité d’abonnement Premium sera offerte aux abonnés pour le mois de juillet. Les autres réseaux de libre-partage, à l’instar d’Ubeeqo, Zipcar ou encore Communauto pourraient bien voir leurs chiffres de location progresser. Bien qu’ils disposent cependant de peu de voitures en comparaison avec Autolib’.

Outre les abonnés, la résiliation du contrat impacte également les 254 salariés qui travaillent à ce jour pour la société. Tous réclament la préservation de leur emploi. Le groupe Bolloré "s’est engagé, comme il en a la responsabilité, à travailler au reclassement des 254 salariés", a indiqué le syndicat mixte à nos confrères de l’AFP.

Le syndicat mixte, où la Ville de Paris est majoritaire, et le groupe Bolloré se renvoient depuis des semaines la responsabilité du déficit, estimé par Bolloré à un total de 293,6 millions d’euros et dont il accepte de ne prendre en charge que 60 millions d’euros. Le syndicat s’est refusé à acquitter une "facture démesurée".

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