Fin du thermique : 100 000 emplois menacés d’ici à 2035 dans la filière automobile

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La fin programmée du moteur thermique dans la filière automobile pourrait entraîner la disparition de 100 000 emplois dans la seule filière amont. L’effet de ciseau avec la mutation vers l’électrique aura des conséquences importantes sur l’emploi dans l’ensemble du secteur.

© Pixabay
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La fin programmée du moteur thermique à énergie fossile est un sujet d’inquiétude pour l’ensemble de la filière depuis quelques mois. En haut de la pyramide de la protection de l’environnement : le Green Deal européen de réduction des émissions polluantes avec, dans le viseur, une réduction de 55 % de CO2 en 2030 et l’objectif du zéro carbone en 2035. Une proposition adoptée hier par l’Union européenne autour des chefs d’État et des eurodéputés.

L’accélération de la fin du thermique

À cela s’ajoute la préparation de l’homologation Euro 7 d’ici à la fin de l’année qui pourrait durcir encore les taux de rejets des émissions polluantes des moteurs. Sans oublier les réglementations nationales : en France, par exemple, la loi Climat et résilience projette la mise en place de ZFE-m pour les agglomérations de plus 150 000 habitants. Cette décision devrait exclure plus de 50 % des véhicules thermiques composant le parc automobile français de circuler en centre-ville.

D’ici à la fin de la prochaine décennie, il est facile de comprendre que la fin du thermique est progressivement programmée par les différentes législations. Jusqu’à ce jour, l’impact sur l’emploi dans la filière n’avait pas été encore totalement chiffré.

Au moins 100 000 emplois dans la seule filière amont de l’automobile

Entre décroissance de la filière thermique et la croissance de l’électrique, un effet ciseau est désormais inévitable. Comme le rapporte Le Figaro dans son édition du 21 avril 2021, l’Observatoire de la métallurgie évalue à 100 000 le nombre d’emplois qui pourraient disparaître chez les constructeurs et leurs sous-traitants et équipementiers. Le secteur n’emploierait plus ainsi que 90 000 salariés.

« La France est menacée de déclassement », alerte Luc Chatel, président de la plateforme automobile dans ce même article.

Entre 11 000 et 31 000 emplois perdus dans la filière aval

Cette décroissance des emplois dans la filière thermique ne concerne pour l’instant que l’amont mais il est probable qu’un grand nombre d’emplois seront également perdus dans la filière aval et notamment au niveau de l’après-vente automobile. D’après les chiffres de l’ANFA, ces pertes d’emploi pourraient s’établir entre 11 000 et 31 000 emplois sur la période pour la filière aval, soit entre 700 et 1900 emplois par an.

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